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Décentralisation : qui fait quoi?

Si notre travail sur la décentralisation n'a pas donné lieu à communication par voie de presse, c'est lors de débats publics avec les élus (députés, conseillers généraux, maires) que l'association a fait part de ses remarques sur un sujet dont voici nos conclusions avec un mot sur les pays qui délimitent de larges territoires intercommunaux.

  Depuis, la commission Balladur a également rendu sa copie. 

Il reste  à faire en sorte que la représentation électorale soit conforme aux souhaits des électeurs et non le fruit d'arrangements au sein des partis politiques. Mais ceci est encore un autre débat. 

 

Pour une réorganisation

des collectivités territoriales

 

              Les Constats

 

Depuis plus de deux siècles, dans le domaine de l’organisation territoriale, il a été crée toute une série de niveaux qui se sont empilés sans qu’à aucun moment on ne remette en question les strates précédentes.

La commune et les départements ont plus de deux siècles d’existence, ils ont été créés pour gérer le territoire en fonction des moyens de l’époque (déplacements à pied ou à cheval, poste peu efficace)

La volonté de décentralisation d’un côté (les Régions) et de rassemblement des Etats au sein de l’Europe ont créé deux niveaux de gestion supplémentaires.

La France compte aujourd’hui 36 700 communes. Les hommes politiques se sont bien rendu compte que cet éparpillement avait un coût pour la société. Ils n’ont pas (à l’inverse de l’Allemagne ou la Grande-Bretagne) de légiféré pour agglomérer les communes entre elles de manière à atteindre une taille ou l’efficience de la gestion soit en ligne avec les évolutions des bassins de vie. Ils ont donc encouragé une démarche volontaire de regroupement, les intercommunalités et les communautés d’agglomération. Aujourd’hui, plus de 90% des communes font partie de ces groupements intercommunaux, dont les compétences sont variables suivant les choix faits, et les communes gardent encore une grande partie de leurs prérogatives.

Les différentes strates de notre « organisation territoriale » sont donc :

·           Commune

·           Intercommunalité

·           Département

·           Région

·           Etat

·           Europe

Il faut rajouter un regroupement des intercommunalités : le "pays", dont le rôle est fédérateur mais limité.

Quelques autres éléments méritent d’être signalés :

·           les cantons ne correspondent en rien aux intercommunalités (un canton sur plusieurs intercommunalités.

·           les "pays" peuvent s’étendre sur plusieurs départements.

·           l’Etat a bien distribué les rôles entre les différentes collectivités territoriales en leur attribuant des compétences distinctes. Mais il a, hélas, permis que tout le monde s’occupe de tout, rendant le fonctionnement illisible et peu efficient. C’est ainsi que le Département (Conseil général) se mêle de développement économique ou de culture mais se plaint par ailleurs de ne pas avoir suffisamment de ressources pour faire face à ses dépenses dans les collèges ou le domaine social. Son action dans ces domaines est un saupoudrage totalement inefficace dont les résultats ne sont d’ailleurs jamais évalués. Ce genre de remarque peut bien sûr se faire au niveau de la Région ou des Intercommunalités.

 

Nos prises de position : 

A l'issue de ses travaux ou quand la situation l'exige,  Citoyens du Béarn prend position sur les sujets étudiés. Voici quelques-uns des courriers transmis aux décideurs :

Médiathèque Beaumont

5 juin 2005 (courrier aux Conseillers communautaires)

10 août 2005 (courrier à André Labarrère)

 

Site du Bilaà à Lescar

 

Transports (rail, air,route) :

16 février 2009  (courrier au directeur du GEIE SEA 

20 mai 2009 (envoi à la presse en opposition à l'attitude des élus de l'est du Béarn prônant une gare internationale à Orthez). 

5 juin 2009 (envoi à la presse d'un avis sur l'attitude de Michèle Alliot-Marie concernant la LGV au sud de Bayonne).


Citoyens du Béarn : ouvrons les yeux !