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Décentralisation : qui fait quoi?

Si notre travail sur la décentralisation n'a pas donné lieu à communication par voie de presse, c'est lors de débats publics avec les élus (députés, conseillers généraux, maires) que l'association a fait part de ses remarques sur un sujet dont voici nos conclusions avec un mot sur les pays qui délimitent de larges territoires intercommunaux.

  Depuis, la commission Balladur a également rendu sa copie. 

Il reste  à faire en sorte que la représentation électorale soit conforme aux souhaits des électeurs et non le fruit d'arrangements au sein des partis politiques. Mais ceci est encore un autre débat. 

 

Les transports,

vecteur majeur des relations économiques et sociales Aragon, Bigorre, Béarn

 

 
 Histoire de la traversée centrale des Pyrénées

 

 

A – Etat des lieux.

 

        I – Constat global

Pour s’affranchir des contraintes spatiales, l’homme moderne privilégie la solution alliant confort et indépendance. Cette évolution sociétale dans les pays développés explique largement la suprématie rapidement acquise par l’automobile sur les autres modes de transport. Ainsi, dans les cinquante dernières années, la part des transports en commun a partout reculé au profit de la voiture. Toutefois, depuis peu, le trafic ferroviaire (grandes lignes et TER) progresse régulièrement.

Pourtant, malgré la présence d’une ligne TGV sur l’axe atlantique et la proximité de l’Espagne, l’offre de transports voyageurs entre l’Aquitaine et l’Europe est encore essentiellement routière et aérienne, y compris vers l’Espagne. De même le transport de marchandises se fait majoritairement par la route, puis par la mer, et enfin, de façon très minoritaire, par le rail. 

Il est acquis que, dans un proche avenir (20-30 ans), notamment en raison de la nécessité de préserver notre environnement, le rail et les modes de transports en site propre prendront de plus en plus d’importance. Dans ce cadre-là, outre confort et indépendance, l’utilisateur recherchera toujours le moyen de communication le plus rapide, le moins dispendieux.  Il est donc indispensable de prévoir une réelle synergie entre les divers modes de transport avec des nœuds de communication les utilisant tous aux abords des bassins de vie.

Sur le plan politique, il faut également constater : 

  • Un fort lobbying sans vision large (Midi-Pyrénées notamment)

  • La politique du chacun pour soi

  • Pas ou peu de vision transrégionale (à l’exception notable du barreau Mt-de-Marsan – Pau que Midi-Pyrénées a semble-t-il approuvé).

  • Un mille-feuille de décideurs (air connu).

        II – Le rail

Actuellement R.F.F et la S.N.C.F exploitent la ligne Irun-Toulouse, via Pau, Lourdes et Tarbes, utilisée par des T.E.R et des Corail ; la ligne Bordeaux-Dax-Tarbes, via Pau et Lourdes utilisée par des TGV (roulant à petite vitesse, extension de la ligne Paris-Bordeaux) ainsi que par des T.E.R et des Corail (vers Toulouse).

Des T.E.R utilisent la ligne Pau-Oloron qui vient d’être « diéselisée ». La partie Oloron-Canfranc, son prolongement,  a été abandonnée depuis 1970 suite à un « accident », au grand mécontentement de nos voisins espagnols.

Il faut noter aussi un réseau privé desservant la zone industrielle de Lacq se connectant à la ligne Pau-Bayonne à hauteur d’Artix.

III – La route

Autoroute : Pau se trouve sur l’A64 Bayonne-Toulouse. Autoroute à péage concédée aux A.S.F. Trafic : 17 772 véhicules/jour en 2007 (+2,1% qu’en 2006)

Le réseau routier est représenté par l’ancienne N 117 (Toulouse-Bayonne) interdite aux poids-lourds sauf desserte locale ; la RN 134 descendant de Bordeaux qui se divise à Gan pour desservir les cols du Somport (via Oloron) et du Pourtalet. La partie Pau-Oloron, très fréquentée, ne permet pas une relation rapide et sûre.

Cette RN 134 draine depuis le nord un flot important de V.L vers l’agglomération paloise, ce qui provoque des bouchons importants aux heures de pointes. L’accès sud de Pau à partir de Gan connaît les mêmes problèmes.

Le réseau secondaire est dense mais très lié au relief, sauf la R.D. 945 (Lescar-Sault de Navailles-Dax) roulante mais accidentogène.

A noter qu’une rocade permet le contournement de Pau mais qu’à la suite de l’urbanisation de ces dernières années elle est devenue quasiment urbaine. Un intense trafic de poids lourds en transit dégrade très rapidement les chaussées.

IV – Le transport aérien.

Le Béarn dispose de l’aéroport de Pau-Uzein proche de l’agglomération paloise. Il est ouvert au trafic national et international.

Le Sud-Ouest pyrénéen dispose de 4 aéroports sur 150 km à vol d’oiseau : Pau-Uzein, Tarbes-Ossun-Lourdes, Biarritz-Parme et Hondarribia-Fuenterrabia à un jet de pierre de la frontière au Pays basque espagnol.

Le document en Annexe 1 donne des informations comparatives sur ces 4 plates-formes auxquelles nous avons ajouté Toulouse et Bordeaux pour information.

Il est à noter que si Tarbes doit l’essentiel de son activité au trafic international (charters de pèlerins pour Lourdes), Pau a essentiellement une activité vers les vols intérieurs et le fret. En s’ouvrant au trafic low-coast, Pau espère développer son activité internationale.

 V – Les transports urbains

L’agglomération paloise connaît de gros problèmes de circulation. Les transports en commun urbains sont en général sous-utilisés sauf aux heures de pointe. La ville dispose de parkings souterrains offrant un nombre de places non négligeable mais ils sont rapidement saturés dès qu’un événement attire le public. La place de Verdun est aménagée en parking gratuit, dont une partie vient d’être organisée en « zone bleue », mais sa capacité se réduit notablement quand une fraction importante est utilisée pour la fête foraine ou des manifestations diverses. La navette gratuite censée acheminer les visiteurs depuis cette place au centre ville est un échec qui coûte cher à l’agglomération.

La circulation en centre ville est difficile. Le dernier plan de circulation et la zone piétonnière organisée récemment n’ont pas arrangé les choses.

La S.T.A.P qui a la concession des transports urbains limite ses lignes aux communes de l’agglomération. De ce fait les habitants des communes environnantes qui travaillent sur l’agglomération paloise sont obligés de prendre leur véhicule particulier, d’où des bouchons et des temps de trajet importants, surtout sur l’accès nord. On assiste même à un dévoiement des parkings du pôle Santé par des usagers qui y laissent leur voiture pour prendre l’autobus à son terminus.

Il faut aussi noter que la gare n’est desservie que par une seule ligne d’autobus, ce qui oblige nombre de voyageurs à traîner leurs bagages jusqu’au pôle Bosquet. Le funiculaire permet de remonter jusqu’au boulevard des Pyrénées, quand il fonctionne.

Enfin, Pau est une des rares villes où il n’y a pas de navette avec l’aéroport.

 

B - Perspectives

On peut constater que l’évolution rapide des moyens de transport conduit à les interconnecter (TGV desservant Roissy, Projet Carex sur Lyon, tec…)

A ce titre, pour que les aéroports de Pau-Uzein et Tarbes-Ossun puissent jouer pleinement leur jeu, il faut envisager de les interconnecter via le réseau ferré et faire arriver la ligne à grande vitesse au moins sur l'un d'entre eux.  L'avenir est à l'intermodalité rail, air, route.

C’est pourquoi, concernant la construction de la LGV Sud Europe Atlantique entre Bordeaux et la frontière espagnole, nous privilégions le scénario 4 desservant Mont-de-Marsan et l’aéroport de Pau. A ce sujet il est intéressant de noter la déclaration de Mme Alliot-Marie qui est opposée à une ligne TGV à travers le Pays basque. Il va sans dire que, considéré seul, le bassin bigourdan ne justifie pas une desserte directe TGV. Pau resterait donc le point de liaison entre la nouvelle ligne et la voie ferrée actuelle Dax-Pau-Lourdes-Tarbes qui relierait également l’Aragon par la réouverture de la ligne Pau-Canfranc.

La liaison Pau-Canfranc est soutenue par la région Aquitaine et serait apparemment la plus facile à réaliser mais l’Etat français n’est pas actif. Selon Alain Rousset : «La Pau-Canfranc est un projet utile pour nos concitoyens. (…) Les Aragonais souhaitent une réouverture la plus rapide possible. Ils sont intéressés par le fret et le trafic passagers. Ils auront moins de travaux à réaliser étant donné que la ligne Canfranc-Saragosse fonctionne toujours. Ils ont néanmoins engagé 50 millions d'euros pour des travaux entre Huesca et Jaca. Un chantier que M. Iglesias m’a invité à visiter »
Toujours selon le président du Conseil régional,  les Aragonais se disent rassurés de voir que l'Aquitaine s'engage, mais ils souhaiteraient aussi que l'État français se montre plus actif. Un groupe quadripartite a été mis en place, composé théoriquement des représentants des deux ministères des transports, et des deux régions concernées. Pour l'Aquitaine l'objectif est la réouverture de la ligne entre 2014 et 2017.

(A noter que si la ligne Oloron-Bedous est remise en service assez rapidement comme les collectivités locales le souhaitent, il ne restera plus qu’une trentaine de kilomètres de voies à réhabiliter pour atteindre Canfranc, alors qu’il y au moins 120 kilomètres entre Canfranc et Huesca.)

 En parallèle, le projet de traversée centrale des Pyrénées (une des hypothèses serait une liaison Hèches – Bielsa) semble faire l’unanimité politique dans les Hautes-Pyrénées. Pour Josette Durieu, présidente du Conseil général 65, l’idée d’un tunnel de 40 à 50 kilomètres de long et passant par cette vallée  a recueilli l’adhésion du gouvernement d’Aragon, du président de  la Région Midi-Pyrénées, des maires de  Lannemezan, Tarbes et Lourdes et, bien sûr, des conseillers généraux des Hautes-Pyrénées. Les élus ont demandé au Premier ministre de les recevoir pour lui présenter ce projet et en débattre plus amplement.  

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I.  Les enjeux d’attractivité

Performance économique des territoires sur les pôles d’activités de Pau-Lourdes-Tarbes et de toutes les villes sur un rayon de 100 kilomètres autour du centre de ces trois villes avec une économie sociale solidaire.

  • Des coopératives de la grande distribution.

  • Le bâtiment.

  • Voyager autrement avec le tourisme social et familial.

  • Le tourisme, un enjeu important de la montagne.

  • La culture avec des réseaux de musique, les festivals d’été.

  • Les services financiers pour accompagner les projets de sociétés coopératives de production (Scop).

  • Des sociétés coopératives d’intérêt collectif (Scic).

  • Les réseaux d’entreprises présentes sur le territoire (deuxième zone Industrielle d’Aquitaine).

  • Les pôles industriels de Bordes et du bassin de Lacq.

  • Un système d’alimentation local en Béarn avec une production bio des producteurs des alentours de Pau fournissant des paniers (système Amap).

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II. Air, rail et route complémentaires

Depuis une vingtaine d’années, le transport aérien connaît une croissance soutenue d’environ 6% par an en moyenne, même si cette croissance d’ensemble recouvre des disparités marquées, le marché européen ayant cru, par exemple, de 4,7% en moyenne. Toutefois, la mise en place de lignes ferrées à grande vitesse rendra l’avion moins performant que le train sur des parcours inférieurs à 800 km.

C’est avec cette vision que s’est créée l’association Carex (Cargo Rail Express), soutenue par les pouvoirs publics et les autorités européennes et dont les membres fondateurs privés sont Air France Cargo, La Poste, Fedex, ADP, WFS, TNT Express et TLF. Le projet consiste à créer un réseau de fret ferroviaire express européen pour des parcours de moins de 4 heures en train. Pour qu’un point du réseau de fret puisse participer à ce projet, outre la nécessité d’avoir une forte capacité économique, il lui faut remplir trois conditions : être à proximité d’un aéroport, d’une LGV et d’une autoroute. Le principe de base consistant à organiser un report modal de l’avion et du camion vers le TGV, il convient de connecter l’aéroport au réseau LGV de manière à transborder bord à bord des conteneurs aériens dans un délai de quinze à trente minutes. Le développement exponentiel des achats par internet et la perte du monopole du transport des petits colis par La Poste va entraîner une demande importante pour ce fret « léger ».

Une L.G.V ne peut être envisagée pour le transport du fret lourd, d’une part parce que wagons et plates-formes ne sont pas adaptés à ce type de voies, d’autre part la surpression lors du croisement avec les rames voyageurs peut entraîner des phénomènes dangereux. De plus les convois lourds ne peuvent circuler à la même vitesse que les rames voyageurs ce qui complique les grilles de circulation et impose la création de zones d’évitement ralentissant tout le trafic. Enfin, la maintenance des voies effectuée la nuit interdit l’utilisation de ce créneau pour du transport de fret lourd.

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III. Avenir de l’aéroport

L’aéroport de Pau présente des atouts importants. L’aérogare est récente, les parkings largement suffisants. Son équipement permet les atterrissages tout temps,  ce qui n’est pas le cas de Tarbes et de Biarritz. Excentré de l’agglomération il dispose d’un environnement permettant des extensions.

Il est actuellement géré par la Chambre de commerce et d’industrie de Pau (jusqu’en 2013) dans une structure de syndicat mixte.

La problématique de la présence de quatre aéroports sur une faible distance reste posée, surtout face au risque d’un rapprochement Biarritz-Fontarabie et de la nouvelle gestion de Tarbes par une société privée.

Il faut, en passant, regretter que le projet d’un aéroport commun Pau-Tarbes sur le plateau de Ger n’aie pas vu le jour il y a quelques années. Une grande partie des problèmes actuels aurait été évitée.

Cette disponibilité des terrains alentour peut permettre l’allongement de la piste d’environ 500 mètres, ce qui permettrait d’accueillir des gros porteurs. La proximité de l’A-65 et du tracé possible de la LGV permettent d’envisager la création d’une plate-forme multimodale fret-passagers.

A long terme, le site actuel de l'aéroport pourrait accueillir une plateforme multimodale rail-air-route capable de faire le pendant des infrastructures de ce type positionnées de l'autre côté des Pyrénées dans l'hypothèse d'un franchissement central des Pyrénées pouvant devenir le passage principal des lignes internationales Bruxelles-Paris-Madrid-Afrique. 

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IV. Béarn, Bigorre et Aragon au XXIe siècle

Le projet hispano-français de franchissement des Pyrénées sur la partie centrale doit, à terme, pouvoir être relié à une zone de fret qui pourra alimenter l’économie sur un secteur d’environ 100 km alentours. Lourdes, seule cité ayant un rayonnement international, semble pouvoir jouer un rôle centralisateur via l’aéroport d’Ossun. Cela nécessite toutefois une mise en synergie des deux aéroports du secteur. Cependant le système de gestion des deux plates-formes étant très différent depuis 2008, il semble que cette coordination soit difficile à réaliser

      

C - Propositions des Citoyens du Béarn

 

En l’état actuel de nos travaux et de notre réflexion nous pouvons avancer que le maintien de l’activité et un éventuel développement local ne seront possibles que si les différents projets s’inscrivent dans une démarche globale, coordonnée, interrégionale, transfrontalière et participative. L’articulation pourrait être :

 

I. A court terme :

- Inscription des projets dans le SCOT pour protéger les terrains nécessaires à une liaison ferroviaire Oloron - Poey-de Lescar – Uzein.

- Aménagement de l’accès Nord de Pau : RN 134 remodelée en site propre, doublement de cette voie par l’ouest avec raccordement à la rocade, parkings relais pour limiter la circulation en centre-ville, pôles de stockage-consigne des achats faits en ville sur les parkings, souterrains sur la rocade permettant d’éviter les nœuds importants (route de Gan, route de Bordeaux, route de Tarbes, route de Morlàas)

- Révision du plan de desserte des transports collectifs en l’élargissant aux communes qui ne font pas partie de l’Agglomération actuelle. Ces lignes devront desservir les parkings relais et l’aéroport.

- Réaliser rapidement une liaison directe entre les autoroutes A64 - A65 et la zone aéroportuaire.

 

II. A moyen terme :

- Liaison ferrée (VAL ou TRAM) entre une plate-forme modale créée à Uzein et la ligne actuelle Pau-Dax par un embranchement à Poey-de-Lescar. Adaptation de la voie actuelle pour utiliser les créneaux disponibles avec des omnibus entre Nay et Lacq via la gare de Pau.

- Réhabilitation de la ligne Pau-Canfranc pour le transport du fret. Les containers au gabarit international arrivant par le rail ou par la route sur la plate-forme modale d’Uzein pourraient être transférés rapidement à destination de l’Espagne.

- Extension de l’aéroport par le prolongement de la piste actuelle afin d’accueillir des porteurs plus gros qu’actuellement. Les difficultés pour créer un second aéroport toulousain pourraient être une opportunité à long terme avec une liaison LGV Pau-Toulouse.

 

III. A long terme :

- Ligne LGV Bordeaux-Pau prolongée Tarbes-Toulouse avec interconnexion à Uzein Air-Rail-Route sur une plate-forme modale passagers/fret. La ligne SNCF actuelle, voyant son trafic notablement réduit, pourrait être utilisée pour les liaisons locales Est-Ouest (bassin de Nay – Lacq)

- Mise en cohérence d’un bassin Pau-Tarbes avec pour objectif une liaison transpyrénéenne (projet dit  Vignemale) qui devrait s’articuler dans un axe Afrique-Europe du Nord (tunnel de Gibraltar actuellement à l’étude). Cette réalisation étant un projet à très long terme, la liaison Pau-Canfranc pourrait être une solution transitoire à moyen terme et à moindre coût. Si pour différentes raisons le projet principal devait être abandonné, le doublement de l’axe Pau-Canfranc pourrait être envisagé (nouveau tunnel à pente plus faible pour la montée, voie actuelle pour la descente). Cette réalisation serait beaucoup moins onéreuse qu’un tunnel de 40 à 50 km.

 

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Conclusion

Faute d’une vision ambitieuse à long terme le Béarn, qui dispose pourtant d’atouts importants, risque de se trouver enclavé entre la conurbation toulousaine et un pôle basque dynamique appuyé sur une forte identité. L'arrivée de la LGV et l'interconnection de toutes les voies à grande circulation (rail, air, route) est un impératif tant pour le Béarn que pour la Bigorre et l'Aragon. S'il s'agit là d'une vision à long terme, c'est pourtant aujourd'hui qu'il faut s'engager en ce sens.

Le rôle des élus est donc capital pour promouvoir une politique locale volontariste et novatrice. La position de certains d'entre eux qui "ambitionnent" de voir leur commune principale (Orthez, Lannemezan...) devenir demain un lieu de passage obligé de la LGV est contreproductive pour l'ensemble du territoire.

Il est très important que tous les acteurs du secteur mesurent la nécessité de parler d'une seule voix : celle des Béarnais, des Bigourdans et des Aragonais.

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La Traversée Centrale des Pyrénées(TCP)

La traversée centrale des Pyrénées (TCP) fait couler beaucoup d'encre depuis plus de quarante ans. L'idée ayant germé par la création de la route de Boucharo puis l'idée d'un tunnel sous Gavarnie pour arriver à un projet du type ferroutage depuis Tarbes-Lourdes jusqu'à Sarragosse - Huesca par un tunnel à basse altitude de l'ordre de 50 kilomètres. Le projet est d'envergure. Plus important que le tunnel sous la Manche, il est évident qu'il ne peut se réaliser que dans un cadre européen.

L'affaire étant pratiquement perdue du côté de la vallée des Gaves, les spécialistes du lobbying se sont engagés de côté de la Neste et de la vallée d'aure en créant le nom de Nouvelle Traversée des Pyrénées (NTP) qui n'est en fait que la même chose dans la vallée voisine. Ce projet trouve une opposition avec l'association "Epine".

Les traversées routières des Pyrénées
Forum de la Mairie de Toulouse sur la liaison avec Saragosse

Recherche sur Pyrénées-Pireneus



Les études de projets à partir de 2006


La TCP par la vallée de la Neste : une affaire sombre....

La solution des autoroutes de la mer

Accueil
Environnement des Pyrénées

Longtemps resté à l'état de simple idée, petit à petit il est devenu projet. Mais les moyens à mettre en oeuvre, tant techniques que financiers, nécessitent des choix. C'est ainsi que le 17 juin 2002, le Conseil des ministres des transports des quinze pays de l'Union européenne a décidé de ne pas inclure, pour l'instant, la traversée centrale des Pyrénées (TCP) dans ses projets prioritaires. Même la délégation française ne s'est pas prononcée. Il semble que le gouvernement Raffarin et Gilles de Robien, nouveau ministre des Transports, aient préféré étudier la question plus à fond, quitte à prendre le risque de l'enlisement. Autre raison invoquée pour expliquer ce "raté" : les frictions entre la Commission, le Parlement européen et le Conseil des ministres des Quinze. En juillet 2003, Gilles de Robien, Ministre des transports disait :

"On ne peut ouvrir tous les projets en même temps. Nous allons inaugurer avant la fin de l'année le tunnel routier du Somport. A moyen terme, il y a le projet, prioritaire au niveau européen, de tunnel international ferroviaire Perpignan-Figueras, très avancé puisque nous en sommes à la phase du choix du constructeur et de l'exploitant."

La situation actuelle du fret est à la limite de la rupture aux deux extrémités de la chaîne (Hendaye et Perthus représentent 94 % du trafic), et le trafic des poids lourds continue de croître. 15 000 camions traversent le massif tous les jours, le double par rapport aux Alpes françaises. Ce chiffre devrait doubler dans moins de vingt ans.

Où se ferait la Traversée Centrale des Pyrénées ?

A priori, le site choisi serait au départ de Lourdes, par la vallée des Gaves avec une entrée en tunnel vers Soulom. Toutefois des voix commencent à se faire entendre contre un tel projet dans la vallée. Les acteurs du tourisme craignent à juste raison que des passages de trains de l'intensité de ceux prévus ne soient un facteur dégradant. Par ailleurs, personne (ou peu de personnes) ne croit à l'emploi dans la vallée du fait du passage de trains. La plate forme d'embarquement se trouvant entre Tarbes et Lourdes. Le débat est donc ouvert et nous aurons à en reparler.

Pour mieux étudier les problèmes de franchissement des régions montagneuses, un colloque, intitulé "Traverser les montagnes", s'est tenu les 3 et 4 octobre 2003 à l'université de Savoie à Chambéry.

Quelques sites et pages Web à visiter

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L'opposition au projet s'organise dans la vallée des Gaves

L'opposition au projet de TCP s'organise dans les vallées de la Neste et d'Aure

Recherche sur Pyrénées-Pireneus


Les études de projets à partir de 2006

La journée de manifestation contre la TCP du 10 janvier 2008
Forum de la Mairie de Toulouse sur la liaison avec Saragosse
Les associations de défense des vallées On en parle sur le Web
Les sites d'information
Les forums et listes de dialogue

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Accueil
Les axes transpyrénéens

Le Canfranc pour 2004


C'est le thème de la journée de réflexion organisée par le CRELOC (Comité pour la Réouverture de la Ligne Oloron-Canfranc) et la CREFCO (Coordinación por la Reapertura del Ferrocarril Canfranc-Oloron) le 30 mai 2001 à Oloron-Sainte Marie.  Lors du sommet franco-espagnol du 23 mai 2000, la signature d’un accord entre les deux pays, stipulait que la ligne soit réouverte et modernisée entre Pau et Saragosse.  Le gouvernement espagnol allouait alors une première enveloppe de crédits.  Rien n’a bougé du côté français.

Interrogé, le MINISTERE DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE L’ENVIRONNEMENT renvoie la balle du côté du Ministère des Transports mais s’engage à garder un œil vigilant sur le cahier des charges pour qu’il soit respecté. 

Dans notre prochaine Lettre nous rendrons compte de cette réunion.

Source : Lettre d'information du CIAPP de juin 2001

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Traversée des Pyrénées : Les élus se rebiffent


Le conseil régional de Midi-Pyrénées critique les huit schémas de services collectifs présentés par l'État. Parmi les gros oublis, citons la traversée centrale des Pyrénées. Dans les plans de l'État, le projet de tunnel de ferroutage au centre du massif n'est évoqué qu'en trois lignes et assorti de grosses réserves.

Les élus estiment que cette traversée " n'est pas plus complexe que celle des Alpes ". Le vice-président communiste Bernard Marquié, en coulisses, s'est montré plus caustique : " Les gens de la DATAR et des ministères vont sans doute en vacances dans les Alpes. Les régions alpines sont copieusement servies. Comment peut-on oublier le massif pyrénéen où les difficultés économiques, les problèmes de circulation et d'environnement sont plus accentués ? ".

Source : La Dépêche du Midi juin 2001

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5 et 6 avril 2001 : Conseil européen des Ministres des transports


France Nature Environnement a salué la fermeté payante du ministre de l'équipement et des transports qui a pris plusieurs décisions intéressantes dont les limitations de circulation pour les poids lourds.

Le projet de directive sur la circulation des poids-lourds proposé lors du conseil de Luxembourg par la Commission a été finalement rejeté, grâce à l'opposition conjuguée et résolue des gouvernements français et allemand.

FNE et l'ensemble des grandes associations de protection de la nature ont fermement combattu ce projet qui aurait eu pour conséquence :

q d'empêcher les pays-membres de l'Union de renforcer les interdictions de circulation des camions la nuit et le week-end, obligeant même à en lever certaines,

q d'introduire de nouvelles dérogations intolérables à ces interdictions.

Source : Communiqué de presse de FNE du 18 avril 2001.

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Les Conseillers Généraux manquent de clareté


Selon "La Semaine des Pyrénées" actuellement dans les kiosques (19 septembre 2006), il ne fait pas de doute pour Pierre FORGUES (député PS de Lannemezan et vice-Président aux transports du Conseil Régional) que "la traversée des Pyrénées devra se faire un jour. Tout le monde pousse, sauf le gouvernement français. Mais le tunnel s'imposera....."

Dans le même numéro la députée de Lourdes / Argelès, Chantal Robin Rodrigo apporte une réponse que l'on peut trouver un peu confuse au problème..... Elle a bien noté "le refus clair de la population et des élus à ce projet ", précise que "d'un autre côté les élus de la vallée d'Aure ont pensé et voté à l'unanimité l'idée d'une traversée par leur vallée" avant d'affirmer que "pour notre Département, tout développement économique est bon à prendre"....
Dans le cadre des prochaines élections législatives, il semblerait tout à fait profitable que l'ensemble des candidats s'exprime de manière claire sur la question de la TCP

Enfin on peut relever dans la lettre de propagande de l'association de lobbying Eurosud Transport financée par le Conseil Régional Midi-Pyrénées que "le Président de la Généralité d'Aragon, Marcelino Iglesias a qualifié de "très important" le fait que les réticences que le Conseil Général des Hautes Pyrénées avait sur le passage de ce corridor dans son département aient disparues"

Observations


Parmi les candidats aux prochaines législatives de 2007 sur la circonscription de la vallée des Gaves, Gérard Trèmège (UMP), Maire de Tarbes, a clairement fait connaître, en signant la pétition d'ACTIVAL, sa totale hostilité à ce projet. (à noter que Gérard Trémège est également contre l'introduction d'ours slovène).
Le Conseil Général s'est d'ailleurs prononcé majoritairement contre. Il est surprenant qu'il soit "pour" lorsqu'il s'agit de la vallée d'à côté
.

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Saragosse, si proche et si lointaine


Avec l'AVE, le TGV espagnol, Saragosse n'est plus qu'à 75 minutes de Madrid et Barcelone situées à 300 km. « Hélas, nous sommes plus proches de Séville que de Toulouse », regrette Javier Callizo. Parcourir les 420 kilomètres vers Toulouse exige 5 h 20 en voiture. Malgré la barrière des Pyrénées, l'Aragon veut développer les relations avec le Grand Sud français à l'occasion de l'expo.

Pour Gilbert Salinas, directeur de l'association pour le développement des échanges nord-sud (ADECNS) qui organise des missions de coopération vers l'Aragon, « ce handicap ne doit pas nous faire renoncer à nous rapprocher. La liaison aérienne offre ponctuellement des possibilités ».

Le 20 octobre à l'hôtel de région, l'Association Aragon Midi-Pyrénées (Aramip) organise une conférence sur les échanges et coopérations entre les deux régions.

Auteur : Pascal Jalabert
Source : La Dépêche du Midi du 6 octobre 2006

Une vision différente du développement durable


Les espagnols (aragonais) persistent
Une exposition hispano -française avait eu lieu en 1908. C'était le centenaire de la guerre de Napoléon (1808) qui a laissé quelques traces dans la mémoire de la capitale de l'Aragon.
Les aragonais veulent profiter de la situation stratégique, au centre du Nord-Est espagnol. Saragosse va être à1 heure et quart de Madrid et de Barcelone et à un peu plus. 2 heures de Valence et Bilbao.
Un peu plus au loin l'Aragon vise le Portugal et l'Afrique.
Face à cette situation géoéconomique, l'Aragon en veut plus. Elle veut jouer la LOGISTIQUE.
Mais il lui manque Toulouse.
C'est la raison pour laquelle l'Aragon veut percer les Pyrénées pour le fret ferroviaire et disposer de " la totale ".
Le Pays Basque et la Catalogne vont devenir de petites nations indépendantes ou du moins TRES autonomes contre ou face à l'Espagne. L'Aragon se sent pris en tenaille et cherche une suprématie économique face à une situation géostratégique. Et pour cela ils nous disent : " C'est à vous les Toulousains de jouer votre rôle. Presser Paris. "

Ceci est bien sûr un point de vue aragonais. Un point de vue citadin et/ou bureaucratique de grande métropole. Mais l'Aragon oublie :

1/ Les régions Nord Pyrénées ne bénéficie que très peu du développement toulousain. Elles ne sont pas prêtes à se sacrifier pour Toulouse.
2/ Les intérêts de Toulouse (et de Saragosse) ne sont pas forcément ceux des vallées pyrénéennes (et même de la plaine). Ces populations reprochent régulièrement à Toulouse d'être les oubliés de Midi-Pyrénées.
3/ Le vallées pyrénéennes assurant leur propre développement par le tourisme respectueux du milieu naturel ne se sentent absolument pas concernées par les intérêts de Saragosse (qui n'est pas représentative de toute l'Aragon)
4/ Quel développement propose l'Aragon aux vallées pyrénéennes si le tunnel est percé ? A ce jour : RIEN !

En conséquence, il est urgent de presser Paris à ne rien faire. Dans le cadre d'un développement durable il y a des solutions alternatives de transport à mettre en œuvre de même que des solutions de développement durable et de protection de l'environnement et du cadre de vie qui doit aussi tenir compte des intérêts des pyrénéens nord et pas seulement, de manière égoïste, comme nous le voyons trop souvent, dans l'intérêt des aragonais (Cf. les réactions violentes et inconvenantes des aragonais aux fermetures ponctuelles des routes du Pourtalet ou de la vallée d'Aspe)

En fait, la problématique est double.

1/ La vision que se font les population locales de leur développement
2/ Quels intérêts auraient les populations nord pyrénéennes hors Toulouse et les pôles industriels en cours de disparition (Lannemezan) aurait avec une Traversée Centrale des Pyrénées (TCP) ?

Il semble actuellement que les réponses soient :

1/ les populations nord pyrénéennes optent pour un tourisme doux et la protection de leur environnement et de leur cadre de vie au sens large du terme.
2/ Aucun intérêt économique n'est proposé hors de Toulouse.

Les nord pyrénéens doivent-ils accepter d'être sacrifiés pour satisfaire deux grandes métropole : Toulouse et Saragosse ?
La réponse est clairement NON !


Louis Dollo, le 8 octobre 2006

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Faut-il vraiment un tunnel pour relier Toulouse à Saragosse ?


Un article de la Dépêche du Midi du 9 octobre 2006 nous permet de nous interroger sur l'utilité d'un tel tunnel au centre des Pyrénées pour relier Toulouse à Saragosse. Pourquoi ?

  • Tarbes est à 1h30 de Toulouse
  • Paris sera, avec le TGV à environ 4h de Toulouse
  • Tarbes est à 6h de Paris avec TGV
  • Toulouse serait à 1h45 / 2h de Barcelone
  • Saragosse est à environ 1h de Barcelone
  • Toulouse serait à environ 2h45 / 3h de Saragosse via Barcelone et Tarbes à environ 4h30 soit plus proche que de Paris et sans tunnel.

Compte tenu des transports alternatif de fret par la mer (autoroutes de la mer), il semble de plus en plus évident que le tunnel sous les Pyrénées ne soit qu'un gadget et les conséquences d'une vision délirante de nos politiciens locaux. En tout cas une telle idée n'est que le résultat d'une totale absence de réflexion et de bon sens de leur part sans parler de la polémique ci-dessous liée à l'impact économique qui n'est pas à négliger compte tenu de la politique sociale de l'Espagne beaucoup plus favorable aux entreprises.

Louis Dollo, le 9 octobre 2006

Polémique sur l'impact du TGV


Le projet de ligne à Grande Vitesse Toulouse - Montpellier - Perpignan au point mort.

Faut-il avoir peur du TGV sud-Europe Méditerranée ? Un rapport universitaire sur l'impact économique du TGV publié en ce début du mois octobre met en avant ce risque pour l'économie des Pyrénées-Orientales et à terme du grand sud ouest français. Il a déclenché la colère dans les enceintes politiques et les chambres de commerce des deux côtés des Pyrénées où au contraire, on souhaite l'ouverture d'une vraie ligne à grande vitesse qui placerait Toulouse et Montpellier à 1 h 45 de Barcelone. Un projet au point mort. L'ouverture de la ligne à grande vitesse Perpignan-Figueras est prévue dans trois ans suivie en 2011 de son prolongement jusqu'à Barcelone, Mais aucun tracé n'est encore dessiné, aucun calendrier défini entre Toulouse et Narbonne ni même entre Montpellier, terminus du TGV sud-Europe et Perpignan. Les présidents des régions Midi-Pyrénées (Martin Malvy), Languedoc Roussillon (Georges Frêche) et Catalogne (Pascual Maragall) doivent être reçus dans la semaine au ministère des Transports pour défendre une fois de plus la réalisation de cette ligne en Y dont le coût peut être évalué à 4,5 milliards d'euros. Leur objectif : une réalisation en 2016 en même temps que le Bordeaux-Toulouse. Cette LGV doit en effet relier dans leur esprit la ligne ouest (Paris-Bordeaux) à celles d'Espagne et du sud-est.

Source : Dépêche du Midi le 9 octobre 2006

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La France réoriente la Traversée centrale jusqu'à l'axe de Bordeaux


Prise de conscience aragonaise ? (Traduction rapide d'un article de l'Heraldo de Aragon du 9 octobre 2006)

L'administration française voit plus faisable de la construire jusqu'à la façade atlantique plutôt que l'option de Toulouse

Saragosse.
La TCP continue d'être un projet que la France envisage à long terme. Cependant, le groupe de travail franco espagnol constitué après le sommet de Barcelone a expérimenté ces derniers mois quelques avancées sur la possible situation du tunnel de basse altitude que l'Aragon défend comme son espoir de communication de base de grande capacité avec l'Europe.
Mais,bien que les tracés qui se sont profilés jusqu'à cette date comme les plus faisables faisant une ligne qui joindrait Toulouse à Saragosse, les responsables du développement et l'administration française qui adapte le groupe de travail sont en train de réorienter le projet jusqu'au corridor entre Saragosse et Bordeaux.

Jusqu'à présent, le parcours qui avait le plus de force était celui soutenu par le gouvernement aragonais entre la capitale Aragonaise et Toulouse par un tunnel de 42 km entre Biescas et Lourdes, qui avait été sélectionné au travers d'une étude de plus d'une douzaine de projets le long de toute la frontière de la communauté autonome et de la france. Cet exposé, cependant, se heurte avec les intérêts économiques de la zone de lourdes, qui voit dans le train un danger sérieux pour son secteur touristique le plus florissant des Pyrénées françaises.

Le projet a éveillé un refus social notable, organisé par les associations No Pasaran (à Lourdes) et ACTIVAL (avec une présence forte dans la vallée des gaves, la partie la plus proche de la frontière) par où avait été dessiné le tracé de la ligne ferroviaire. L'exécutif français ne s'est pas prononcé à ce sujet, mais il est certain qu'il ne veut pas chercher des problèmes dans la zone de la traversée centrale, un projet qu'en tout état de cause il ne considère nécessaire de développer avant 2025.


Les obstacles de lourdes ont encouragé les 2 dernières années la possibilité de faire la traversée plus à l'est, par les régions du Somantano et du Sobrarbe pour, traverser la chaîne par un tunnel près de Bielsa, et sortir dans la vallée de lannemezan. Dans cette ville, affectée par une crise industrielle, a pris le projet avec l'espoir qu'elle pourrait avoir une plateforme logistique qui ré activerait le tissu industriel
Dans ce cas, les principaux lièvres seraient du coté espagnol. Le projet supposerait construire une ligne nouvelle à grande vitesse entre Huesca ou Monzon et la frontière.
Au total quelques 150 km d'une coûteuse oeuvre. De plus les inconvénients environnement aux seraient difficiles à contourner, le tracé de l'ave dans un territoire sensible comme le haut Sobrarbe parait difficile. Quand en plus, les arguments de la traversée sont d'améliorer le transport en transférant la route au train.

Cadrer avec les intérêts
Si la France cette fois, exécute les accords bilatéraux, elle doit adopter une décision définitive quant au passage définitif de la traversée l'an prochain. Et les délibérations du groupe de travail mixte, qui aura un poids très important dans cette décision, elle va cheminant vers un corridor distinct de ceux qui jusqu'à maintenant avaient été avancés avec comme objectif de coller aux différents intérêts de chaque état.

Les tracés jusqu'à Toulouse, mis à part les inconvénients déjà cité, comptent avec le problème ajouté de la mauvaise communication ferroviaire de la capitale de Midi-Pyrénées , arriver avec la TCP jusqu'à cette ville vaudrait peu,car elle n'a pas de connexion ni avec la méditerranée, ni avec la cote atlantique. Actuellement, il y a des études préliminaires pour une ligne jusqu'à bordeaux.
Mais pour aller à la capitale aquitaine par voie à grande vitesse, il; est absurde de faire un tour par toulouse. Pour ceci, il serait mieux un trajet qui partirait de Jaca pour aller à Pau, ou par un embranchement jusqu'à Dax et Bordeaux. Le lien est plus rapide et se joindrait à Dax avec le prochain AVE ( TGV) qui partirait de Vittoria jusqu'à la ville aquitaine, où il se ferait un nœud de grande capacité pour le TGV de la façade atlantique, qui doit se développer quand sera terminé le couloir méditerranéen.


De plus, en Espagne, le projet (comme il est arrivé avec l'alternative Biescas - Lourdes) a été approuvé comme faisant partie du tracé du Canfranc. De ce fait, pour ce motif, le développement a décidé de commencer la rénovation de la ligne Caldéa - Jaca. Ceci si le tronçon du pré pyrénéen est condamné. Le développement comprend qu'avec son trajet actuel (dans lequel il y a une demande de passagers importante) est indispensable pour constituer un corridor à grande capacité et parier seulement pour le maintenir et en projeter un nouveau serait ou non avec l'idée de la DGA de faire dans la Sierra Cavalera un tunnel de 13 km. Sur ce point il est clair que Canfranc dépend de la traversée.


Le moment idéal pour unir les forces - Jose Luis Valero
La nécessité de construire un nouvel axe ferroviaire par les Pyrénées centrales, à travers un tunnel de basse altitude, est indiscutable et serait très bénéfique pour l'Aragon, pour l'Espagne, pour la France et pour l'union européenne. Ceux-ci sont des principes que personne n'a mis en doute et qui portent des dizaine de répétition pour que le gouvernement espagnol et le gouvernement français (par dessus tout le dernier) dépassent les doutes et les méfiances de nuits blanches et lancent, une fois pour toute, un projet semblable à cette envergure. L'option de Bordeaux peut être aussi bonne que celle de Toulouse pour les intérêts aragonais. Surtout si avec Bordeaux il est assuré une connexion avec la grande vitesse européenne depuis Huesca et Saragosse. De plus, il aura synergie avec la réforme du Canfranc, m^me si elle est partielle, ce qui est essentiel pour atteindre la réouverture. De toute façon, le plus important est qu'il apparaît que la France n'est plus maintenant hermétique à la Traversée centrale comme cela est depuis cinq ans. Pour ceci, c'est le moment pour que les exécutifs aragonais et espagnol donne un coup et ne tombent pas dans des divergences qui justifieraient le laisser aller de paris pour tenir ses promesses.

Source : Heraldo de Aragon du 9 octobre 2006


La raison et le réalisme économique semblent enfin l'emporter sur le rêve et la prétention politique.
Il ne faut pas avoir beaucoup réfléchi pour imaginer que le seul passage des Pyrénées ne puisse se faire qu'au centre et non aux extrémités en améliorant l'existant.

Bien sûr que Saragosse est à 4h30 de Toulouse, mais où est le problème ? Cela intéresse qui ? Peu de monde. Et Tarbes n'est qu'à 3h de Saragosse et encore moins de la ville jumelée de Huesca alors qu'elle est à 1h30 de Toulouse et 2h30 de Bordeaux…. Et nous ne sommes pas prêt d'avoir des navettes TGV entre ces villes.
Et puis, dans quelques années, Saragosse ne sera qu'à 2h30/3h de Toulouse via Barcelone par TGV. A quoi bon faire un tel investissement de tunnel ?

L'option consistant à passer par Bordeaux et celle qui, d'un point de vue historique, n'aurait jamais dû être abandonnée. Elle avait été ouverte en 1928 par Oloron et Canfranc. Sa réouverture par la ligne actuelle serait une aberration économique et une idiotie technique. Sa seule qualité serait sentimentale.
Par contre imaginer un passage modernisé sur cet axe apparaît comme étant le plus réaliste et le moins coûteux sur le plan financier et environnemental.

Que te temps et d'argent dépensé par le Conseil Régional Midi-Pyrénées avec toutes ses actions de lobbying réalisée par Euro-Sud Transport.
Aux prochaines élections régionales, il faudra peut-être se souvenir de cette gabegie.

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L'Aragon regarde toujours vers nous


« Nous sommes à 4h30 de Toulouse et de… Séville »… Vu de Huesca, la capitale de l'Aragon montagnard d'où l'on voit les mêmes sommets qu'à Tarbes, les Pyrénées restent « une regrettable barrière » selon l'expression de Manuel Teruel, président de la chambre de commerce de l'Aragon. Quand l'AVE, le TGV espagnol, conduit aux villes d'Andalousie en une matinée.

Deux tunnels (Somport et Aragnouet), trois traités européens et des dizaines de sommets franco-espagnols n'ont pas aboli la frontière.

Désabusés par l'immobilisme français sur la ligne Pau-Candranc, le gouvernement espagnol et celui de la province d'Aragon viennent de renoncer à améliorer la ligne ferroviaire Huesca-Canfranc.

Les Aragonais constatent aussi que l'ouverture du tunnel du Somport sur la route n'a pas les effets escomptés, faute d'avoir réalisé les déviations et autres aménagements sur le versant béarnais. Quant au grand projet de traversée centrale des Pyrénées par une ligne ferroviaire de grand gabarit, il est très incertain politiquement, très éloigné dans le temps et très… cher.

« Aller de Saragosse ou à Toulouse, c'est une expédition, surtout l'hiver » regrette Manuel Teruel. Malgré cette implacable réalité, malgré le retrait de l'Aragon de l'eurorégion pour une bisbille avec la Catalogne, les deux régions n'ont pas renoncé à développer leurs relations. « Nous avons réalisé deux missions économiques et universitaires suivies par plus de 40 participants. Les relations sont régulières et il existe un désir commun mais nous aurions besoin d'une ligne régulière » indique Gilbert Salinas, président de l'Association de développement des Échanges Nord-Sud.

L'association Aramip (Aragon-Midi-Pyrénées) doit de nouveau mettre en piste la ligne aérienne lors de ses VIIIe journées qui auront lieu à Toulouse les 20 et 21 octobre. Sur le front des échanges universitaires, les aides consenties par les deux conseils régionaux nourrissent de vraies coopérations. Au moins 35 labos et 300 étudiants des deux versants étudient de part et d'autre de la frontière. « Les échanges ne se limitent plus au tourisme, aux rencontres familiales et de proximité » explique Jean-Claude Flamant, président français de l'Aramip. La montagne reste une barrière. Pas forcément infranchissable. (FIN)

Auteur : P. J.
Source : La Dépêche du Midi du 13 octobre 2006


Toujours la même litanie : le temps qu'il faut pour aller de Saragosse à Toulouse. Comme si Toulouse était la capitale des Pyrénées ?? Et puis, combien de personnes concernées ?

N'oublions pas également que jusque dans les années 1980, l'Aragon et plus généralement l'Espagne, était dans une situation de pays en voie de développement. Son armée se déplaçait encore à cheval, avec des mulets pour transporter le matériel. L'hélicoptère était peu ou pas utilisé. C'était les français qui effectuaient les secours en montagne. La Guardia Civil n'avait aucun moyen. Beaucoup de routes de montagne n'étaient que des pistes et le moyen de transport le plus sûr était le 4x4.

L'entrée de l'Espagne dans l'Union Européenne leur a permis d'obtenir des crédits structurels pour se moderniser grâce à l'argent et à la solidarité des autres pays européens développés tel que la France et l'Allemagne. Ceci leur a permis de construire des routes, des stations de ski, des infrastructures diverses, etc… Pendant ce temps, la France s'est appauvrie et, de toute manière, ne disposait pas de touts ces crédits d'autant que les régimes sociaux des deux pays sont très différents : le régime espagnol est plus favorable aux employeurs où les coûts sont moins élevés.

Il est donc normal que la France ait aujourd'hui quelques difficultés à faire face à la rapidité des développements des infrastructures espagnoles.
Et puis, un peu moins d'arrogance de la part des aragonais (Cf. leurs réactions lorsque l'hiver les routes sont coupées versant français)

Autre observation.
L'Espagne opte pour le tout routier. Les infrastructures de chemins de fer ne sont pas toutes à écartement européen. Qu'ils commencent par cette adaptation pour éviter les ruptures de charge sur les axes existants et il est probable que la problématique du fret trouvera une grande part de solution.
Il ne sera pas nécessaire, dans ce cas, de nous dire que Saragosse est loin de Toulouse, parce que, dans le fond, quel toulousain se plaint que Saragosse est loin ? Il s'en fout royalement et le terme reste poli.

Manifestement, tous les arguments aragonais mais aussi ceux du Conseil Régional Midi-Pyrénées tombent les uns après les autres. Normal ! Ce projet n'a jamais été sérieux.

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Coup d'envoi réussi du collectif anti-TCP en terre aragonaise

Un forum inter-associatif et eurorégional de lutte contre la TCP (Traversée Centrale des Pyrénées) s'est tenu samedi 5 mai au Centre Culturel de BIESCAS, à l'initiative des associations ACTIVAL, ATTAC et EPINE, et de leurs consoeurs aragonaises : Association culturelle Valle de Sia, Vecinos de Pireneo Central, Plataforma en Defensa de la Montana, Grefco (équivalent espagnol du Creloc, pour la réouverture du Pau Canfranc), Ecologistas en accion.

Une cinquantaine d'habitants ont fait le déplacement pour découvrir un projet qui les concerne directement, et dont on ne leur a jamais parlé auparavant. Si du côté français on reste très pudique sur le point d'entrée du tunnel de la TCP, de peur de susciter une opposition de la population, côté espagnol la ville de Biescas est restée invariablement le point de sortie du "tunnel du Vignemale".

Cette première excursion en terre aragonaise a été un vrai succès. Le travail coopératif a été facilité grâce à deux traductrices travaillant en simultané. Les présentations de chaque intervenant français ont été traduites, et un échange constructif avec la salle a été rendu possible.

Le collectif ne compte pas en rester là : d'ores et déjà un forum est prévu le 1er juin à Lannemezan, et un autre sera fixé avant l'été en Aragon.

La mobilisation de la population qui est en train de naître de part et d'autre des Pyrénées est en elle-même une victoire pour les associations de lutte contre la TCP, qui y voient l'occasion d'amplifier leur action.

Communiqué d'ACTIVAL du 7 mai 2007

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Pourquoi pas un tunnel ferroviaire en Béarn ?


Béarn Adour Pyrénées dévoile sa dernière réflexion : un tunnel Canfranc-Sarrance abritant une ligne à grande vitesse voyageurs et fret

Définitivement empêcheurs de tourner en rond, les 350 adhérents de l'association Béarn Adour Pyrénées (BAP) ne cessent de gamberger. Leur mission, poser les problèmes d'enclavement du Béarn et proposer des solutions. Aujourd'hui, à l'occasion de la sortie du numéro 21 de leur bulletin mensuel, l'association présidée par Jean-Pierre Mariné présente un projet ferroviaire de traversée centrale des Pyrénées (TCP) par la vallée d'Aspe.
Quand on leur parle de la Pau-Canfranc, les adhérents répondent « oui ? mais ». Il leur semble plus judicieux de bâtir un projet ferroviaire qui relierait Canfranc à la future ligne à grande vitesse (scénario 3 bis) venant de Bordeaux.

Désenclaver.
« Le bassin Béarn Bigorre abrite 500 000 habitants et une voie ferrée à grande vitesse qui pourrait transporter voyageurs et marchandises serait une grande chance », explique Robert Paillassa, vice-président de BAP.
Bien sûr, cette idée de raccorder directement l'Aragon au Béarn intéresse beaucoup les Espagnols qui n'ont qu'un nombre de choix limité pour rallier le nord de l'Europe. « Le trafic des marchandises est en constante augmentation à l'ouest du département, il faut trouver une solution, » dit-on à BAP.
Reste qu'entre Canfranc et le Béarn, il y a un obstacle de taille : les Pyrénées. Et c'est l'idée d'un tunnel qui émerge tout naturellement lors des brainstormings de l'association.
« Nous savons que la TCP rencontre de nombreuses oppositions de la part des habitants ou des entreprises touristiques, et le projet de tunnel sous le Vignemale est en mauvaise voie. Mais nous pensons très sérieusement qu'il faudra bien un jour ou l'autre en passer par une percée de la montagne », explique Jean-Pierre Mariné.

Les mêmes normes.
L'avantage d'un tel projet, c'est que les lignes à grande vitesse espagnoles et françaises possèdent les mêmes normes. Si le scénario 3 bis de la LGV Bordeaux-Pau est retenu, BAP estime qu'on pourrait pousser le projet plus loin et continuer jusqu'à Saragosse via Canfranc.
« Cette idée n'est pas plus incohérente qu'une autre. Elle aurait au moins le mérite de donner à Réseaux ferrés de France un argument supplémentaire pour réaliser le barreau de la LGV Béarn-Bigorre et réglerait d'un coup les problèmes posés par la nécessité de trouver à la TCP un débouché facilement accessible. »

Mais un tel projet nécessite une ouverture dans les Pyrénées entre Canfranc et Sarrance, soit un tunnel de 40 à 50 km. Un tunnel horizontal de basse altitude qui permettrait au train de filer à 200 km/h, mais pour cela il faudra percer sous la vallée d'Aspe pendant des années et trouver 5 à 6 milliards d'euros.

Auteur : Natacha Viguié
Source : Journal Sud-Ouest du 19 décembre 2007

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Interconnexions, alliances industrielles au menu franco-espagnol


Les interconnexions, électriques et de transport, et les alliances industrielles notamment énergétiques, seront au menu du sommet France-Espagne du 10 janvier à Paris, déclare le président français Nicolas Sarkozy dans un entretien au journal El Mundo de jeudi.

Le sommet "est l'occasion de faire le point sur l'avancement de nos relations et des grands projets communs que nous avons. Je pense bien sûr d'abord aux interconnexions entre nos deux pays", déclare M. Sarkozy, selon la version originale de ses propos en français transmis en milieu d'après-midi par l'Elysée.

M. Sarkozy, désigné "homme de l'année" par le journal, précise que le "retard" pris dans le domaine des interconnexions "n'était pas acceptable".

La France et l'Espagne ont plusieurs dossiers en souffrance concernant les liaisons entre les deux pays, notamment, dans l'énergie, avec le dossier interminable de la ligne à très haute tension devant passer par l'est de la chaîne des Pyrénées, qui suscite l'opposition d'une partie des riverains.

Dans le domaine ferroviaire, la liaison à grande vitesse passant aussi par l'est des Pyrénées a pris du retard. La France et l'Espagne souhaitent par ailleurs développer le concept d'autoroutes de la mer, le renforcement des infrastructures portuaires pour fluidifier les échanges et décongestionner les routes.

"Je souhaite que ce sommet permette de dessiner les interconnexions futures entre nos deux pays et de trouver un accord sur leur calendrier de réalisation", ajoute M. Sarkozy.

Selon lui, les deux pays devraient "donner une impulsion" aux "alliances industrielles", "en particulier" dans le domaine de l'énergie, sans plus de précisions.

A l'heure actuelle, le groupe français Suez, qui doit fusionner avec Gaz de France, détient une part importante du capital du groupe espagnol Gas Natural, ce qui suscite des réticences en Espagne.

Des groupes français et espagnols sont également impliqués dans certains projets précis, comme par exemple celui du gazoduc Medgaz, qui doit relier l'Espagne et l'Algérie, dans lequel Gaz de France a des intérêts.

La lutte contre le trafic de stupéfiants ou contre l'immigration clandestine seront également des thèmes abordés durant ce sommet, selon le président français.

Source : Romandie et AFP du 27 décembre 2007

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La Travesía Central no será prioritaria en la cumbre entre España y Francia - La Travesée Centrale ne sera pas prioritaire au somment franco-espagnol.


La cumbre bilateral que iba a ser decisiva y monográfica sobre la Travesía Central del Pirineo ya no será nada parecido. Frente a lo inicialmente anunciado en Aragón, el Gobierno español y el francés han fijado en las conexiones energéticas y en la lucha contra ETA las dos prioridades de la cumbre, que se celebrará en París en una semana. Eso sí, la Travesía Central seguirá teniendo su espacio, aunque mucho menor del que el presidente Rodríguez Zapatero había asegurado al presidente Marcelino Iglesias hace menos de tres meses. Se llegó incluso a afirmar que iba a ser "monográfica". Queda ahora pendiente de que se confirme si esa merma de protagonismo afectará decisivamente al alcance de los acuerdos.

En estos momentos, la posibilidad con más opciones es que en las conclusiones de la cumbre se incluya una alusión a la Travesía Central que fije como acuerdo oficial de los dos países parte del calendario de actuaciones que ya se había trasladado a la Unión Europea.

Opciones que supondrían un paso adelante más relevante podrían quedar aplazadas temporalmente, debido a la situación política en Francia, con elecciones municipales en un corto plazo de tiempo. Como ejemplo, según se señala, no está previsto para esta cita ninguna concreción de lugar sobre el trazado que suponga una novedad.

El discreto empuje que, a día de hoy, podría ofrecer la cumbre para la Travesía Central del Pirineo quedará compensado en el esquema estatal por el compromiso de llegar a un acuerdo claro y decisivo en otro de los grandes asuntos sin cerrar entre España y Francia: la conexión eléctrica. Sobre este tema, hay un compromiso expreso de ambos Gobiernos de intentar alcanzar este 10 de enero un acuerdo que fije ya su trazado.
Conversaciones DGA-Madrid

Fuentes del Gobierno de Aragón reiteraron ayer su confianza de que la cumbre bilateral reserva un tratamiento digno y positivo para el futuro de la Travesía Central. Sobre este asunto han hablado en reiteradas ocasiones el presidente Iglesias con Zapatero, y se confía en el interés de éste para forzar acuerdos que garanticen cierto ritmo a la Travesía.

En este sentido, fuentes de la DGA indicaron que "la información que se tiene del presidente del Ejecutivo central es que en la cumbre se van a tratar temas de comunicaciones transpirenaicas, de todo tipo", en referencia a las eléctricas pero también a las carreteras y ferroviarias.

Además, aseguraron que "en los últimos días ha habido diferentes conversaciones entre las dos administraciones para hablar del proyecto".

Hay que decir que tanto la Travesía Central como el Canfranc son referencias habituales de las conclusiones de las cumbres bilaterales entre España y Francia. Sin embargo, la mayoría de las veces quedan englobadas en un apartado genérico sobre infraestructuras que no siempre se han traducido en actuaciones reales por parte de los Gobiernos. Igual que el Canfranc y el Vignemale, también ocurre con infraestructuras prioritarias para Navarra, País Vasco y Cataluña.

Source : Heraldo Aragon du 3 janvier 2008

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Appel à mobilisation jeudi 10 janvier 2008


L’association ACTIVAL et les élus de l’arrondissement d’Argelès-Gazost sont très conscients du péril que représente le projet de Traversée Centrale des Pyrénées. Plus que jamais il s’agit de se montrer fermes et déterminés contre un projet d’infrastructure qui avance dans l’opacité puisque nous voyons l’idée d’une traversée « centrale » des Pyrénées progresser sans qu’aucune étude d’experts n’en prouve la pertinence.

Sur le plan politique, la déclaration du Président de la République Française le 31 mai 2007, la déclaration du Premier Ministre le 27 juillet 2007, la subvention européenne de 5 millions d’euros annoncée par Jacques Barrot le 21 novembre 2007 (5 millions correspondant à 50% du montant total des études), l’annonce par J-L Chauzy que l’Etat envisage l’organisation du débat Public sur le projet en 2012, sont autant d’événements qui prouvent la volonté politique sans précédent de faire avancer le projet.

Lettre des élus

Communiqué de presse de ACTIVAL reçu le 3 janvier 2008

Projet de programme de la journée d'action du 10 janvier 2008

  • 10h : Rassemblement devant la Sous-Préfecturee d'Argelès-Gazost.
  • 10 h 15 : Barrage filtrant avec distribution de tracts au rond point du Pic du Jer à Lourdes
  • 12 h : Tribune libre et restauration place du Foirail à Argelès-Gazost.

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Les études franco-espagnoles pour mars 2008


Les études franco-espagnoles (définition des corridors pour la réalisation du tunnel de base sous les Pyrénées et points de connexions de l'ouvrage avec les réseaux ferroviaires français et espagnol) seront remises aux Etats au plus tard en mars 2008.

Source : communiqué de presse de l'association Eurosud Transport

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Extrait de l'interview de Nicolas Sarkozy à El Mundi le 27 décembre 2007


9/ Dans quelques jours aura lieu à Paris le sommet franco-espagnol. Quelle empreinte souhaitez-vous donner aux relations bilatérales entre les deux pays ?

Le prochain sommet du 10 janvier est l'occasion de faire le point sur l'avancement de nos relations et des grands projets communs que nous avons. Je pense bien sûr d'abord aux interconnexions entre nos deux pays. Nous connaissons dans ce domaine un retard qui peut se comprendre -les Pyrénées ne sont pas une barrière facile à franchir-, mais qui n'est pas acceptable pour deux grands partenaires européens. C'est l'intérêt de la France et de l'Espagne d'avoir un système de connexions ferroviaires, maritimes, électriques à la hauteur des économies de nos deux pays. Il faut également que nous soyons capables de prendre en compte les enjeux environnementaux et, bien sûr, le point de vue des populations locales. Au total, je souhaite que ce sommet permette de dessiner les interconnexions futures entre nos deux pays et de trouver un accord sur leur calendrier de réalisation. Nous devons aussi encourager les alliances industrielles entre nos deux pays, sans exclusive. Je pense en particulier à l'énergie. Enfin, il me semble important que nous renforcions notre coopération sur des questions concrètes à l'image de la lutte contre le trafic de stupéfiants ou la lutte contre l'immigration clandestine, deux thèmes sur lesquels nous allons accentuer nos efforts communs.

La France et l'Espagne sont deux grands pays européens, qui partagent beaucoup de positions et d'analyses communes sur l'Europe et son futur. Je souhaite que nous puissions préparer au mieux la Présidence française de l'Union Européenne deuxième semestre 2008 et avancer sur les thèmes comme l'immigration, l'environnement, l'énergie, la défense européenne, l'avenir de la PAC ou encore l'Union pour la Méditerranée.

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Suisse : Le transport de marchandises à travers les Alpes augmente


Le transport de marchandises à travers les Alpes a augmenté de 3,5% l'an dernier, à 39,5 millions de tonnes. Cet essor, dû à la bonne conjoncture économique, a profité au trafic routier, en hausse de 10%, alors celui par le rail a stagné (+0,1%).

La part de marchandises transportées par chemins de fer a ainsi baissé de deux points à 64 %, a indiqué le Département fédéral des transports. Les quatre cols alpins suisses concernés ont vu passer 1,263 camions, soit une augmentation de 7%.

Outre la bonne conjoncture économique, le force de l'euro face au franc suisse a contribué à ce phénomène. La traversée de la Suisse en camion coûte désormais entre 16 et 19 francs moins cher.

Du côté du transport par rail, qui a connu un recul de 3,3% au deuxième semestre 2007 après une hausse de 3,3% au premier semestre, le grand nombre de jours de grèves en Allemagne et en Italie n'a pas contribué à améliorer la situation, bien au contraire. La fermeture partielle du tunnel ferroviaire de Monte Olimpino 2, entre Chiasso (TI) et Côme (I), a également joué un rôle négatif.

Source : ats / Romandie du 22 février 2008

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Conseil Régional Midi-Pyrénées : La TCP et l’abandon de la compétence liée à l’élimination des déchets dangereux notamment à l’ordre du jour le 26 juin 2008


L'Assemblée plénière de la Région Midi-Pyrénées se réunira le jeudi 26 juin 2008 à partir de 9h, sous la présidence de Martin MALVY.

Au cours de cette session seront notamment à l'ordre du jour :

  • la traversée centrale des Pyrénées (TCP),
  • l'abandon de la compétence du Plan régional d'élimination des déchets dangereux,
  • l'affectation de crédits du Plan Rail,
  • le schéma régional des infrastructures et des transports,
  • .....

Source : Conseil régional Midi-Pyrénées, le 25 juin 2008

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Martin MALVY va plaider à Saragosse auprès de MM. FILLON et ZAPATERO pour une Traversée centrale des Pyrénées


A la veille de la conférence intergouvernementale de Saragosse, où Martin MALVY la représentera, la Région Midi-Pyrénées a adopté en Assemblée plénière une déclaration de soutien au projet de Traversée centrale des Pyrénées.

Pour le président de la Région Midi-Pyrénées, qui plaidera auprès des chefs de Gouvernements français et espagnols l'accélération des études de ce super-tunnel de basse altitude, « cet axe ferroviaire trans-continental sera le grand projet du Sud-Ouest européen pour le XXIe siècle, comparable à ce que fut le percement du Canal du Midi au XVIIe siècle ou celui du Tunnel sous la Manche au XXe.

« Ce projet ne sera réalisé que s'il répond à trois exigences fortes », a ajouté Martin MALVY : « associer largement les habitants des corridors qui seront retenus dans les études de tracé du futur tunnel ; être un projet environnemental, respectueux du Massif pyrénéen ; s'adosser à un projet économique, avec la création d'un pôle logistique en Midi-Pyrénées qui fasse le pendant au pôle de Saragosse en Espagne. »

Martin MALVY a par ailleurs indiqué qu'il se ferait l'interprète vendredi à Saragosse de la position adoptée par le Conseil général des Hautes-Pyrénées en faveur d'un itinéraire Lannemezan-Bielsa via Hèches, par un tunnel de basse altitude, tout en notant que « la Région, à ce stade, n'a pas à se prononcer pour l'un ou l'autre des tracés potentiels ».

« Au moment où le centre de gravité de l'Europe se déplace vers le Nord-Est, nous ne pouvons pas rester le cul-de-sac du continent. Nous avons besoin pour le XXIe siècle d'un débouché moderne sur l'Espagne, d'une liaison efficace pour le fret comme pour le transport de voyageurs entre Midi-Pyrénées et l'Aragon. Seul ce tunnel ferroviaire central peut protéger la chaîne pyrénéenne d'une invasion programmée des camions », a conclu Martin MALVY .

Le texte adopté par la majorité PS, PRG et PC du Conseil régional Midi-Pyrénées, avec l'abstention des groupes UMP, UDF et FN, demande au Gouvernement français d'associer le Conseil régional Midi-Pyrénées aux études menées par les deux Etats. La Région Midi-Pyrénées souhaite « que les résultats soient rendus publics dans la plus grande transparence ».

Source : Communiqué de presse du Conseil tégional Midi-Pyrénées du 26 juin 2008

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Le Conseil Général pour une Traversée Centrale des Pyrénées


Hier en assemblée plénière, le Conseil Général est resté dans la droite ligne de 2004 : favoriser une TCP à travers le département « pour soutenir outre les intérêts nationaux et européens, ceux des Hautes-Pyrénées. ». Même si on ne voit pas très bien ce que les Hautes-Pyrénées en retireront en dehors de la pollution, nos élus restent attachés à cette idée que les vaches ne regardent plus passer les trains mais leur apportent…. allez chercher quoi !

Toujours est-il qu’une motion a été votée à l’unanimité dans le plus profond respect du syndrome “NIMBY” (Not In My Back Yard – Pas dans mon jardin). C’est ce que traduit Maryse Beyrié, maire de Vielle-Aure, qui l’accepte si le tunnel est percé depuis Hèches mais pas en vallée d’Aure contrairement aux précédentes études qui prévoyaient une entrée en tunnel depuis Saint-Lary.

L’affaire n’est donc pas gagnée en terme … d’unanimité et le sujet nous promet bien d’autres bagarres avant que nos vaches regardent passer les trains sans arrêt dans le département.

Auteur : Louis Dollo
Source : Tarbes-Infos - Mis en ligne samedi 28 juin 2008-8h16

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Les gouvernements Espagnol et Français décident de la création d'un GEIE pour la Traversée par les Pyrénées Centrales


Le GEIE constitué par l'Espagne et la France permettra d'assurer le développement du programme de travail approuvé par les deux pays.

Le Chef du Gouvernement Espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero et le Premier Ministre Français, François Fillon étaient réunis aujourd'hui à Saragosse. Parmi les sujets évoqués figurait la traversée ferroviaire à grande capacité par les Pyrénées Centrales.

A l'issue de cette rencontre, l'Espagne et la France ont décidé d'un programme d'études préliminaires pour la période 2008-2013 de la connexion ferroviaire à grande capacité au travers des Pyrénées, partie intégrante du projet prioritaire n°16 des RTE-T "Axe ferroviaire de marchandises Sines/Algésiras - Madrid - Paris".

Ce programme d'études devra considérer spécialement les études d'analyses territoriale et environnementale, les études préliminaires de tracé et les analyses d'évaluation de rentabilité socio-économique et de viabilité financière. Ce programme servira de base pour les décisions à prendre en ce qui concerne le projet, dans le cadre des procédures d'information, de participation et de concertation de chacun des deux pays.

Pour assurer le développement de Programme de Travail, cofinancé par la Commission Européenne pour la période 2007-2013, les deux pays décident de la constitution d'un Groupement Européen d'Intérêt Économique (GEIE), qui travaillera sous l'égide d'un comité de direction, constitué de manière paritaire par les deux États.

D'autre part, les Régions pourront participer au suivi de ce programme.

Après les décisions prises par le Conseil Général des Hautes Pyrénées et par l'Assemblée Plénière du Conseil Régional Midi-Pyrénées tout récemment, toutes les conditions sont maintenant réunies pour que cette idée soutenue par Eurosud Transport depuis 10 ans devienne un projet tangible..

Communiqué de presse de :
Association Eurosud Transport - 4 rue Godolin - 31000 Toulouse
Tél : 05 34 41 18 39 - Fax : 05 34 41 17 81

Observation : Eurosud Transport est une association de lobbying financée par le Conseil régional Midi-Pyrénées

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Les axes transpyrénéens


Nos prises de position : 

A l'issue de ses travaux ou quand la situation l'exige,  Citoyens du Béarn prend position sur les sujets étudiés. Voici quelques-uns des courriers transmis aux décideurs :

Médiathèque Beaumont

5 juin 2005 (courrier aux Conseillers communautaires)

10 août 2005 (courrier à André Labarrère)

 

Site du Bilaà à Lescar

 

Transports (rail, air,route) :

16 février 2009  (courrier au directeur du GEIE SEA 

20 mai 2009 (envoi à la presse en opposition à l'attitude des élus de l'est du Béarn prônant une gare internationale à Orthez). 

5 juin 2009 (envoi à la presse d'un avis sur l'attitude de Michèle Alliot-Marie concernant la LGV au sud de Bayonne).


Citoyens du Béarn : ouvrons les yeux !