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Décentralisation : qui fait quoi?

Si notre travail sur la décentralisation n'a pas donné lieu à communication par voie de presse, c'est lors de débats publics avec les élus (députés, conseillers généraux, maires) que l'association a fait part de ses remarques sur un sujet dont voici nos conclusions avec un mot sur les pays qui délimitent de larges territoires intercommunaux.

  Depuis, la commission Balladur a également rendu sa copie. 

Il reste  à faire en sorte que la représentation électorale soit conforme aux souhaits des électeurs et non le fruit d'arrangements au sein des partis politiques. Mais ceci est encore un autre débat. 

 

Nos prises de position

 
 
 

Médiathèque intercommunale  à vocation régionale

 

Le 5 juin 2005

A MM. les Conseillers communautaires

"Le projet global concernant les médiathèques et bibliothèques de l’agglomération paloise n’est pas cohérent, ni en terme de taux de pénétration ni en terme budgétaire.

"Les études qui proposent la création dans le futur de trois médiathèques supplémentaires (Nord, Sud, Ouest) en plus de Billère et Lons, devraient permettre une répartition équitable des moyens pour l’agglomération. Cependant, elles nes pourront assurer un taux de pénétration suffisant pour chacune d’elles car la MIDR Beaumont est beaucoup trop grande.

"De plus, le coût résultant de la «fonction lecture» (coût moyen annuel de plus de 50€/hab/an soit 150€/foyer fiscal, ceci sans la construction des 3 médiathèques) sera inacceptable pour les contribuables.

"L’implantation de la MIDR Beaumont ne respecte pas un juste équilibre pour les habitants de l’agglomération. Son accès est difficile (circulation) et il n’est pas prévu de parking associé à ce lieu alors que l’on envisage plusieurs milliers de visiteurs par jour (Reims Cathédrale, plus petite, reçoit entre 1200 et 3900 pers/jour).

Elle peut avoir un impact négatif sur l’espace vert prestigieux du Parc Beaumont.
Ce choix d’implantation a imposé une séparation de la médiathèque en deux bâtiments assez distants. Ceci implique, pour son fonctionnement, de nombreux inconvénients et surcoûts.

"Le projet global est surdimensionné.
En la comparant à d’autres médiathèques de grandes agglomérations françaises, la taille du projet palois est environ deux fois trop grande. Ceci induit des investissements et des coûts de fonctionnement doubles de ce qui serait optimal.

"Les coûts d’investissement du bâtiment sont amplifiés par le choix d’une architecture de prestige utilisant une technologie nouvelle.
L’accroissement du coût apporté par le choix architectural peut être estimé à 50 %.

"La nouvelle technologie proposée constitue une première mondiale. Les risques de dérive des coûts (investissement et entretien) sont très importants car il n’existe aucun point de comparaison.

"Les risques de dérive des coûts sont encore amplifiés par une structure du projet floue.
Les responsabilités de pilotage du projet sont compartimentées et partagées entre de nombreux intervenants séparés hiérarchiquement. Il manque un véritable chef de projet capable d’assurer la responsabilité totale du projet, de coordonner les actions de tous les intervenants, de veiller au respect du budget et des délais ainsi qu’à la cohérence globale.

De plus, pour la partie bâtiment, le nombre de personnes chargées de la fonction « maîtrise d’ouvrage » est nettement insuffisant.

"Les risques sont de plus accrus par une stratégie contractuelle qui fait supporter au maître d’ouvrage la totalité des risques de dérive des coûts.

Cette dérive des coûts se produira inéluctablement car il n’existe que très peu d’entreprises capables de répondre à cet appel d’offre (environ deux ou trois en Europe) et qu’elles n’ont pas été étroitement associées dès le début de l’étude de faisabilité.

"Les coûts de fonctionnement de l’ensemble seront très élevés. Ce sont les coûts les plus importants, et de très loin : 3/4 de la totalité des dépenses (Sur 20 ans, Investissements : 32,5 M€, Fonctionnement 80 M€, dont personnel 56 M€ )
Il est nécessaire que l’organisation du travail soit repensée (voir autres médiathèques modernes) en prenant en compte les progrès considérables apportés par l’informatique et en visant entre 30 et 50% de réduction des coûts de personnel.

  Citoyens du Béarn


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A M. André LABARRERE

Sénateur-Maire de Pau

Président de la Communauté d’Agglomération Pau-Pyrénées

Monsieur le Président,

            Nous vous remercions de votre réponse écrite à notre courrier du 8 juillet.

            Nous tenons à préciser à nouveau, en préalable, que nous ne sommes pas opposés à la construction d’une médiathèque « centrale » à Pau. Au contraire, nous approuvons cette démarche. Cependant, nous souhaitons très vivement que le projet (et les importantes dépenses qui vont avec) soit adapté aux besoins de l’agglomération paloise tant en taille qu’en efficience pour un service et un coût optimal pour les habitants de l’agglomération.

            Tout d’abord, les personnes à qui vous avez demandé de préparer une réponse, ont mal lu notre courrier : les chiffres que nous avançons sont exacts. Dans notre étude nous comparons la médiathèque Cathédrale de Reims à la médiathèque projetée au parc Beaumont. Cette comparaison est tout à fait pertinente car cette médiathèque a été construite dans le cadre des douze Bibliothèques municipales à vocation régionale pour une agglomération plus grande que Pau (192 000 habitants contre 141 000) en centre-ville, dans un cadre prestigieux : face à la cathédrale de Reims.

            Cette médiathèque représente bien un investissement d’environ 20 M€ avec des coûts de fonctionnement d’environ 2 M€/an comme nous le mentionnons. Elle emploie 40 personnes pour une surface de 4 400 mètres carrés. On peut rajouter qu’elle compte 24 000 abonnés actifs (aujourd’hui 13 000 abonnés à Pau) et reçoit 2 300 personnes par jour en moyenne (chiffres 2003 : mini, 1 236 ; maxi, 3 898). Ceci permet de mettre en évidence les performances de cette très belle médiathèque. Nous pensons que ces chiffres pourraient constituer un objectif très satisfaisant pour la future médiathèque paloise.

Nous notons avec satisfaction que vos collaborateurs ne contestent pas nos estimations concernant les coûts de la future médiathèque de Pau, tant en terme d’investissement qu’en terme de coût de fonctionnement, et c’est bien là l’essentiel. Ceci conforte notre estimation d’un surcoût de 50 M€ sur vingt  ans par rapport à une médiathèque adaptée au besoin, construite sans aucune subvention. Vous conviendrez que ce surcoût est considérable et mérite toute votre attention.

            Il est dû à un surcoût important de l’investissement, les principales causes étant identifiées dans « nos conclusions ». Nous n’y reviendrons pas, il faut remarquer que le budget initial proposé pour le bâtiment (13 M€) était effectivement acceptable. Le coût final se situera autour de 30 M€ (sans problème technique majeur, ce qui n’est pas exclu). Et là, ce n’est plus acceptable.

 Ce surcoût est surtout dû à des coûts de fonctionnement anormalement élevés, et nous souhaitons attirer votre attention à nouveau sur ce point. Aujourd’hui, par exemple, la bibliothèque municipale de Pau prête 334 000 documents (2002) avec 65 bibliothécaires, ce qui représente un coût de personnel par document prêté de 5,8 €  (Association des directeurs des Bibliothèques municipales et intercommunales des grandes villes de France) soit un coût complet de près de 12 € pour le contribuable. Est-ce bien raisonnable ?

            On peut d’ailleurs comparer avec la médiathèque Croix Rouge de Reims (médiathèque que vous prenez en exemple dans le document « Stratégie de lecture publique dans l’agglomération de Pau-Pyrénées » en page 7 et dont vous envisagez de construire une « copie » dans le nord de Pau) qui prête 360 000 documents (donc plus que Pau) avec seulement 13 personnes (à comparer à 65…), et 2 100 m2… Où est l’erreur ???

Vos collaborateurs font référence à Chambéry, en citant les coûts de la médiathèque qui s’élèveraient à 60 € par habitant (54 en frais de personnel et 5,3 en dépenses documentaires). Vous écrivez que ce choix est « assumé avec un très large consensus public ».

Ceci amène les remarques suivantes :

-          les coûts indiqués sont bien sûr erronés, car incomplets (décidément la culture n’a pas de prix…ou plutôt connaît mal ses coûts…). Il est nécessaire de rajouter aux coûts de personnel les coûts de fonctionnement externes (informatique, électricité, tel, chauffage, maintenance des bâtiments, etc.) qui s’élèvent en moyenne à 50 % des coûts de personnel ainsi que les amortissements sur vingt ans du bâtiment qui sont du même ordre de grandeur.

-           Les coûts pour le contribuable sont donc  en réalité de 120 €/habitant. Or, en moyenne, on a un foyer fiscal pour trois habitant, et c’est donc 360 € en moyenne qui seront payés par chaque contribuable de Chambéry.

-          En ce qui concerne la médiathèque de Pau, nos estimations, comme vous avez pu le voir, sont de 150 €/foyer fiscal : votre 4e colonne, ceci sans les autres médiathèques….

-          Notre estimation est sans doute sous-estimée, M Oddos ayant largement contribué à la création de la structure de Chambéry…

-          Il serait donc loyal d’informer largement la population de l’agglomération que sa participation pour la réalisation de la médiathèque sera de 150 €/an au minimum et vérifier que les contribuables sont d’accord.

Quant à la forte majorité de conseillers communautaire qui a approuvé le projet, elle ne représente pas pour nous  un élément rassurant. En effet, nous avons, lors de cette étude, rencontré un grand nombre de maires de l’agglomération, et aucun, même ceux qui étaient censés connaître le mieux ce projet, n’a pu nous indiquer, même approximativement, une estimation des coûts de fonctionnement de la médiathèque…Vous comprendrez qu’il y a là matière à perplexité, mais vous connaissez suffisamment bien le fonctionnement de ce type d’assemblée pour connaître tout cela de longue date.

Par conséquent, nous sommes persuadés que vous seul pouvez redonner toute l’efficience nécessaire à ce projet. Pour cela, et compte tenu des enjeux, il nous semble indispensable qu’un audit soit réalisé très rapidement par un cabinet indépendant en visant à la réduction des coûts.

Il devra s’intéresser aux domaines suivants :

-          Le bâtiment, sa construction et sa maintenance

-          L’organisation du travail et le bon niveau de personnel au niveau de la médiathèque

-          L’organisation au niveau de l’ensemble des médiathèques et le développement des synergies

Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire…

  Citoyens du Béarn  

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LGV Sud Europe Atlantique

 

Lettre au directeur du GEIE Sud-Europe Atlantique

A Monsieur Jacques Coutou, Directeur du GEIE Sud Europe Atlantique VITORIA-DAX

Copie à Pascal Boniface,

adjoint au maire de Pau.

Monsieur,

La lecture d’articles parus dans le journal espagnol « Heraldo de Aragón » nous a appris qu’une étude confiée au bureau d’étude INECO sur les possibilités et la viabilité de la liaison ferroviaire Pau-Saragosse avait conclu positivement sur ces deux points.

Nous avons ainsi appris que des éléments importants justifiaient ces conclusions.

Parmi ceux-ci nous avons retenu les points suivants :

    Cette liaison, même si elle ne peut prétendre répondre au transfert modal souhaité pour le futur, doublerait la capacité de trafic ferroviaire de marchandises transitant actuellement dans les Pyrénées, ce qui permettrait de  répondre rapidement à l’évolution de ce transfert.

-    Considérant que  le tronçon Pau-Bedous est déjà programmé,  l’investissement restant à réaliser pour assurer la remise en état du tronçon Bedous-tunnel du Somport est faible.  Dès lors, dans cette période de crise ou les investissements publics sont privilégiés pour aider l’emploi, on peut envisager une rapide prise de décision et d'exécution des travaux qui permettrait la réouverture de la ligne Pau-Saragosse dès 2013. 

-     Le raccourcissement des distances par Canfranc mais surtout la continuité de l'écartement élimine les contraintes de temps et les frais inhérents au changement d'essieu indispensables aux autres points frontaliers d'échange ferroviaire de la chaîne.

   Le rapport INECO propose d’élargir le trafic ferroviaire captable par l’Aragón en le rendant simultanément accessible à l’écartement ferroviaire européen grâce à un aménagement par pose d’un 3e rail sur des lignes et embranchements proches de Saragosse.

-  Ce rapport voit dans cette remise en état les premiers travaux d’une future traversée centrale à grande capacité des Pyrénées (TPGC).

En fait, ce rapport reprend en d’autres termes, reproduits ci-après, la position exprimée dans le Livre Blanc de 2001 de l’Union Européenne sur la politique des transports qui incite à remettre en état cette relation par Canfranc pour amorcer un axe de grande capacité.

« Dans ce contexte se pose la question de réhabiliter la ligne existante entre Pau et Saragosse par Canfranc afin d’améliorer la perméabilité des Pyrénées à plus court terme. En dépit de sa capacité faible au regard des besoins prévisibles à long terme, l’intérêt de cette ligne est de profiter du tunnel déjà existant et d’inciter les chargeurs et les transporteurs à organiser leur chaîne logistique en vue de cette future traversée à grande capacité. L’inscription de cette ligne dans le schéma du chemin de fer conventionnel des présentes orientations révisées est donc proposée étant donné la demande des gouvernements des deux pays concernés. Outre la bonne insertion environnementale de ce projet dans le site pyrénéen, la Commission veillera à ce que son aide financière éventuelle constitue une incitation à ce que les travaux concernés concourent à amorcer un axe à grande capacité, s’inscrivent dans un programme à long terme dont la viabilité économique est assurée, et fassent l’objet d’une coordination transfrontalière. »

Il apparait bien, à la lecture du Livre Blanc 2001, que la Traversée pyrénéenne à grande capacité (TPGC) par Aragon et la ligne par Canfranc ne sont pas alternatives mais complémentaires puisque, supposant une continuité dans le temps, les investissements sont d’ordre bien différent. En outre, la réouverture constituerait une option additionnelle non négligeable à la route et pourrait être réalisée à relativement court terme (2013). En effet, il faut noter qu’aucune enquête d’utilité publique n’est obligatoire pour redonner à cette ligne internationale une capacité qui a été la sienne par le passé.

Nous savons qu’il existe des incertitudes sur la position géographique de la future (TPGC) puisque, aussi bien en France qu’en Espagne, à aucun moment n'a été déterminé ou budgétisé aucun passage central concret, bien qu’existent diverses propositions de tracé soumises à l’analyse de l’AEIE qui vient d’être constituée. Toutefois, si l'Espagne n’a rien défini clairement sur le nouveau passage pyrénéen, les études et les travaux en cours sur la ligne Saragosse-Canfranc et dans la gare internationale de Canfranc nous font penser qu’elle envisagerait d’un bon oeil une traversée à grande capacité par l’Aragon sous le Canfranc. Une éventualité d’autant plus acceptable que le tracé supposé nécessiterait le percement du tunnel le plus court parmi les options géographiques envisagées.

Il faut donc souhaiter que les prochaines études conduites à l’initiative des autorités compétentes des deux pays avec l’aide de l’Union Européenne n’éludent pas la possibilité de faire passer cette traversée par le Béarn. Pourquoi n’examinerait-on pas la réalisation d’un tunnel à basse altitude entre Villanúa en Espagne et Accous près de Bedous en vallée d’Aspe ? Ce serait, à notre connaissance, de beaucoup le plus court et le moins onéreux de tous ceux qui ont été envisagés par les diverses propositions de tracé.

Enfin, le projet de traversée centrale (pour un trafic mixte fret-voyageurs) nous paraît indissociable de la réalisation du barreau de la LGV entre Mont-de-Marsan et Pau. L’infrastructure de la TPGC à aménager, au sortir de la vallée d’Aspe pourrait alors se rapprocher, en remontant vers le nord, du tracé de la déviation routière d’Oloron et au-delà du Gabarn, de la nouvelle route Oloron-Pau (A650), pour se connecter ensuite, vers Poey-de-Lescar, par exemple, à la bretelle de LGV descendant de Mont-de-Marsan et à la ligne Pau-Dax. Le trafic marchandise serait dirigé vers Dax par la ligne actuelle alors que le trafic voyageur serait orienté vers Pau ou vers le barreau LGV avec éventuellement une nouvelle gare à l’aéroport Pau-Uzein. Une infrastructure qui, dès lors, pourrait trouver sa place au sein du service de fret ferroviaire à grande vitesse Euro Carex soutenu par le ministère de l’Ecologie et du Développement durable.

Nous avons noté que cette idée apparaît cohérente à une autre association locale, Béarn Adour Pyrénées (BAP), qui estime qu’elle aurait au moins le mérite de donner à RFF un argument supplémentaire pour réaliser le barreau de LGV direct sur le Béarn et la Bigorre. Ce choix réglerait d’un coup les problèmes posés par la nécessité de trouver à la TPGC un débouché facilement accessible avec la LGV Bordeaux-Dax-Victoria, les convois de fret en provenance ou à destination de l’Aragon étant dirigés sur Dax par l’ancienne ligne.

Voilà, Monsieur le Directeur, la réflexion que nous soumettons à votre appréciation, en espérant que vous accepterez à votre tour de nous faire part de votre avis sur ces questions.

Dans l’attente, nous vous prions d’agréer nos meilleures salutations.

Citoyens du Béarn  

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Courrier du 20 mai 2009 au journal "Sud-Ouest" 

résumé paru en page une locale de l'édition du 21 mai)

Sur la position de René Ricarrère et des élus Modem de l'est du Béarn proposant une gare grandes lignes à Orthez

"Sud-Ouest" du 11 mai courant donne la parole à une association orthézienne portant l'idée de l'aménagement de la ligne actuelle en LGV via Orthez.  

"Selon nous (soutenus par le cabinet Claraco Conseil), il s'agit d'une fausse bonne idée car la ligne actuelle, même à grands frais, ne peut pas être une Ligne à Grande Vitesse
De plus, la ligne historique Dax-Pau doit être sauvegardée pour le trafic TER (indispensable pour les petites agglomérations) et pour le trafic ferroviaire marchandises. 
D'ailleurs, le temps total de trajet en additionnant par exemple un trajet TER vers Dax au trajet TGV Dax-Paris par la ligne nouvelle est certainement inférieur à un Orthez-Paris effectué avec un TGV bâtard.  
 

"Tous ceux d'entre nous qui ont assisté à la conférence de Jean Poulit (27 février 2009 à l’E.S.C de Pau) comprendront que cette éventualité conduirait à l'asphyxie du Béarn.  

"En effet, l'initiative orthézienne revient à pénaliser la partie la plus peuplée et condamne une éventuelle traversée centrale des Pyrénées passant en Béarn. Il est évident que pour préparer dans de bonnes conditions cette traversée centrale et donner l'opportunité au Béarn d'avoir un pôle multimodal adapté au transit international, il est indispensable de se doter d'infrastructures très importantes. C'est pourquoi, nous préférons envisager (d'ici 20-30 ans), le transfert d'une grande partie des infrastructures aéroportuaires sur le rail. Une idée respectueuse du Grenelle de l'environnement et permettant de réaliser de substantielles économies à tous les niveaux et pour tous les Béarnais.

"De plus, ce pôle multimodal serait le pendant de celui actuellement en cours de réalisation à Saragosse à l’interconnexion des axes Bilbao-Barcelone et Madrid-Saragosse. Le Béarn pourrait être le nœud des liaisons Atlantique-Méditerranée et Paris-Pau. Relier Pau à Saragosse par une trans-pyrénéenne ouvrirait un axe direct Afrique-Europe du Nord.  

"En outre une étude intéressante de l'IGN va dans ce sens, à condition,  bien entendu,  de faire valoir la solution 4 (desserte du Pays basque mais aussi de Pau en Béarn).   

"Même si notre réflexion n'est pas totalement achevée, il nous apparaît d'ores et déjà certain que l'idée orthézienne est à rejeter sans tarder.

"On ne peut pas reprocher à M. Ricarrère et à certains élus de l'est du Béarn de vouloir développer leur tissu économique, surtout en période de crise. Cependant il est capital avant de lancer des idées de ce genre d’en vérifier la pertinence et le réalisme et de les inclure dans un schéma de développement plus large à la hauteur des investissements considérables qu’elles nécessitent."

             Citoyens du Béarn

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Envoi à la presse début juin 2009

Courrier envoyé à "Sud-Ouest" et à Pyrénées Presse,

Sur la position de Michèle Alliot-Marie,

défendant les population de sa zone géographique

en usant de sa fonction de ministre de l'Intérieur

L’association Citoyens du Béarn a pour objet l’ouverture au débat et le respect des règles démocratiques afin que les décisions soient issues d’un travail de concertation élaboré en amont. Citoyens du Béarn ne peut donc pas admettre que les principes de démocratie  locale soient  bafoués. Qui plus est, par un ministre de l’Intérieur dont la responsabilité est l’organisation de la décentralisation. 

Selon nous, en ordonnant au préfet de suspendre sine die toutes les réunions de concertation prévues au sud de Bayonne jusqu'à la frontière espagnole Mme Alliot-Marie outrage sa fonction, d’autant plus qu’elle le fait en imposant au préfet de déroger à sa mission : l’organisation d’études décidées par l’Etat suite à un débat respectueux de la déconcentration désormais inscrite dans la Constitution.

Le pouvoir centralisateur n’est plus de mise et, depuis 1982, le préfet ne peut plus annuler lui-même les actes des collectivités locales. Il en assure seulement le contrôle de la légalité. Hors, à l’exception notoire du fief électoral de Mme la Ministre, les collectivités territoriales se sont prononcées pour le passage de cette ligne. Et  les élus locaux ont appris  cette décision unilatérale sans même avoir été consultés.

Comment faut-il juger cet acte de bravoure ? Et que dira demain Mme la Ministre aux élus qui refuseront que la ligne européenne passe sur leur territoire ? Ne nous y trompons pas. Au-delà du fait qu’il compromet un projet international, cet abus de pouvoir peut avoir de lourdes conséquences.

Mais, grâce à ce fait d’arme à visée électorale, le Pays basque pourra s’enorgueillir d’avoir le TGV le plus lent d’Europe. Quand il aura fallu à peine trois heures pour franchir l’Hexagone du nord au sud, il restera encore une petite heure pour parcourir 35  kilomètres jusqu’à la frontière espagnole (42 km/heure). On est très très loin des quelques secondes à gagner sur ce trajet selon l’élue locale, Mme  Alliot Marie.

Et si tout ce gâchis partait d’une bonne intention (« préserver l’environnement à la traversée du Pays basque »), on peut affirmer sans aucun risque de se tromper que, de ce point de vue, l’aménagement de la ligne actuelle est la plus mauvaise solution. Voici pourquoi :

1)    Le trafic sur la ligne actuelle est appelé à augmenter considérablement dès lors que les Espagnols auront terminé la construction de leur ligne à écartement européen, probablement en 2012 ou 2013.

2)    Cette ligne actuelle entre Bayonne et Hendaye, construite depuis plus de 100 ans, est désormais encastrée dans l’urbanisation qui a atteint presque partout les limites d’emprises du chemin de fer. De ce fait, on ne peut plus modifier son tracé pour agrandir le rayon des courbes et elle restera toujours une ligne à très faible vitesse.

3)    La très grande proximité de la ligne avec les habitations riveraines rend illusoire les possibilités de construire des protections phoniques efficaces.

Mme Alliot-Marie dit elle-même qu’il y a une autre solution avec des nuisances limitées. Nous la citons : « On envisagera de construire une nouvelle ligne. Cette dernière comprendra en particulier de nombreuses portions enterrées. Techniquement, on sait faire pour limiter les nuisances. » Mais… ailleurs, plus tard !!!

En attendant, elle est prête à sacrifier la population basque qui s’est amassée depuis un siècle le long de la ligne actuelle. 

Citoyens du Béarn

Depuis ce positionnement public de notre association, les écologistes de Saint-Pierre-d'Irube, Villefranque et Lahonce ont fait participer la population locale à un référendum en parallèle des élections européennes. Si ce référendum a l'apparent mérite de laisser s'exprimer les citoyens concernés, il n'est pas évident que ceux-ci aient eu  tous les éléments avant de répondre "non"  à la quasi-unanimité. Par souci de transparence, nous proposons un lien permettant de connaître les faits http://hendayecitoyens.over-blog.com/article-32131055.html

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                                   Lescar, le 30 janvier 2011

 Liaison Artouste-Gourette

 

                      Lettre ouverte à l'attention de tous les candidats aux élections cantonales 2011

Messieurs,

Notre Association, qui assure une fonction de veille et de proposition relativement à tout ce qui intéresse le développement du Béarn, a eu son attention attirée par un de nos amis, Robert CANDEBAT,  qui a porté à notre connaissance une brochure décrivant des épisodes survenus il y quelques années en matière d’aménagement du territoire ; épisodes, à nos yeux, qui ont fait manquer le coche du progrès à la vallée d’Ossau par refus d’exploiter son patrimoine naturel, au plus juste de ses intérêts touristique et économique.

Ce document rappelle les atouts de la vallée. Il met en valeur le rôle de moteur économique qu’y représentent les deux stations de Gourette et Artouste. Et il insiste, explicitement, sur la nécessité d’extension de leurs domaines skiables.

Certes, grâce aux divers emplois générés par ces deux entités, la vallée d’Ossau se trouve déjà en moins mauvaise posture que d’autres vallées voisines. Mais, nous savons que la clientèle de sports d’hiver recherche de plus en plus des complexes attractifs, c’est-à-dire étendus sur le plan du domaine skiable et équipés en matière d’accueil et de qualité de vie en station.

Or, Gourette et, surtout, Artouste ne répondent pas à ces critères. A terme, la pérennité de la minuscule station d’Artouste ne semble plus assurée, de même que, insérée et prisonnière du majestueux cirque de montagnes qui cerne ses pistes, Gourette ne peut plus se développer et reste condamnée à stagner dans le meilleur des cas, voire à reculer dans la compétition technique et économique avec les autres stations pyrénéennes, plus favorisées et, peut-être, mieux disposées à se développer.

Mais, la situation actuelle est difficile, et ce n’est pas la clientèle de proximité qui peut remplir la mission d’attirer des investisseurs pour construire les lits nécessaires à la fréquentation, au commerce et à l’animation continue tout au long de la saison. Aussi est-il indispensable de penser globalement l’avenir de la vallée.

A défaut de revenir sur les projets par trop ambitieux du passé, l’idée d’une simple liaison par remontées mécaniques pour relier Gourette et Artouste, semble donc s’imposer comme la meilleure solution possible. En décongestionnant le domaine skiable trop étroit de l’une,  cette jonction attirerait, simultanément, le complément de clientèle indispensable à la survie de l’autre. Réaliser la liaison Gourette-Artouste est, dans l’immédiat, le seul moyen de « booster » les deux stations.

De fait, nous connaissons les difficultés qu’il faudra vaincre pour aboutir. Elles  existent aussi bien du point de vue environnemental qu’économique.

En ce qui concerne le premier point, nous pensons qu’il est indispensable de remettre en question le classement du Soussouéou effectué en 1995, au besoin en échangeant cet abandon de classement par une contre-partie tout aussi symbolique. Cela ne paraît pas impossible si la volonté d’aboutir est effective.

Quant à l’aspect économique, il apparaît possible de réunir les fonds nécessaires compte tenu  du retour sur investissement à attendre dans les domaines de l’emploi, des services et de la construction qu’il est raisonnable d’espérer.

Cet investissement concernant l’équipement des pistes constituantes de la liaison pourrait être porté soit par :

  • Les exploitants des deux stations dans une proportion à déterminer.
  • Seulement par l’un d’entre eux,
  • La Communauté de Communes de la vallée d’Ossau.
  • Un P.P.P. qui regrouperait le département, la Communauté de Communes de la vallée d’Ossau et Alti-Service ou Suez (par exemple).

Nous avons esquissé une estimation des dépenses d’investissement et de fonctionnement que vous trouverez en annexe.

Cette estimation ne prend évidemment pas en compte les travaux déjà réalisés à Gourette pour l’accès à la station par télécabine, le stationnement automobile et la construction du TS d’Anglas qui permet d’accéder près de la crête à la côte 2460m

Ces dépenses peuvent paraître importantes et les détracteurs ne manqueront pas de jeter le doute sur la rentabilité d’un tel projet.

Il faut se rappeler la mise au point faite à ce sujet le 30 novembre 2009 par M. Barthélémy AGUERRE, Président de l’Établissement Public des Stations d’Altitude (EPSA) sur un forum de discussion en précisant ceci : « 1 € de chiffre d’affaires des remontées mécaniques, c’est environ 5 € de chiffre d’affaires induit pour toutes les autres activités ! ». Et il ajoutait : « Une saison de ski à Gourette, c’est près de 450 emplois directs pendant 5 mois, près de 15 000 000 € de produit des locations touristiques qui profitent aux propriétaires de logements et qui sont d’une manière ou d’une autre réinjectés dans l’économie locale, départementale, voire régionale ». Il posait aussi la question suivante  après avoir fait remarquer que ce type de projet peut être aidé par la Région, l’État et l’Europe : « l’investissement public doit-il créer de la valeur pour le territoire ou pour des actionnaires ? »

Nous sommes persuadés que l’attrait incontestable apporté par cette liaison « Gourette-Artouste » permettrait, en doublant la clientèle, d’augmenter dans les mêmes proportions les retombées économiques et les créations d’emploi correspondantes pour le bénéfice de l’ensemble des communes de la vallée d’Ossau et au-delà.

C’est pourquoi la prochaine échéance électorale qui va permettre d’élire le futur représentant de la vallée auprès du Conseil général nous incite à vous demander quelle est votre position vis-à-vis de ces propositions et quelle serait la réalité de votre engagement pour réaliser cette liaison ?

Au nom de notre Association, je vous remercie par avance de votre réponse à laquelle nous donnerons toute la publicité nécessaire, en vous assurant de nos sentiments les meilleurs.

 

Gilbert Collet,

Président de Citoyens du Béarn

 

Liaison par ski Gourette-Artouste

 

Devis sommaire des dépenses

 

Les investissements projetés sont les suivants :

 

Nature des Investissements

 

Montant des  Investissements

Montant des charges de fonctionnement

Montant des  charges de personnel

Remontées mécaniques

 

 

 

5 TSD ou TSF

22 000

250

150

Aménagement de pistes

 

 

 

Soussouéou

70

2

2

Liaison Gourette-Artouste

2700

50

50

Réserve d’eau

 

 

 

 Réserve de 50 000 m3

1 200

8

 

Enneigement[1]

 4 000

 30

 40

Sécurisation

915

18

25

Alimentation électrique

380

3

 

Locaux

 

 

 

Locaux techniques

450

9

9

Locaux services et toilettes[2]

Pour mémoire

 

 

Locaux de secours

75

2

2

Damage[3]

200

40

40

Signalétique

150

5

2

Honoraires et études

3000

 

 

TOTAL

35 070

423

347

Il n’a pas été tenu compte d’un renforcement de la billetterie pour faire face à l’augmentation de la clientèle. L’effectif devrait au contraire diminuer compte tenu de l’utilisation croissante d’internet pour l’achat des forfaits.  De même, l'encadrement et  la commercialisation seraient pris en charge par les équipes actuelles de chaque entité.

Le montant total des investissements s’élève à 35 M€. Les charges de fonctionnement induites s'élèvent à 770 K€. Il est envisageable d’espérer obtenir des subventions d’un montant de 15 M€ de la part de l’Europe, de l’État, de la Région et du Département au titre du développement de zone de montagne.

 

 

                                                          



[1] Le personnel de conduite des enneigeurs  existant devrait pouvoir prendre en charge l’extension du réseau.

[2] Il parait possible de se contenter de ceux existants déjà à Gourette et à Artouste

[3] Ce poste tient compte du fait que l’addition des kilomètres  de pistes à entretenir devrait permette de rationaliser l’utilisation des dameuses. A titre d’exemple, la station de Baqueira Beret entretien 120 km de piste, chaque nuit, avec 12 dameuses.


Nos prises de position : 

A l'issue de ses travaux ou quand la situation l'exige,  Citoyens du Béarn prend position sur les sujets étudiés. Voici quelques-uns des courriers transmis aux décideurs :

Médiathèque Beaumont

5 juin 2005 (courrier aux Conseillers communautaires)

10 août 2005 (courrier à André Labarrère)

 

Site du Bilaà à Lescar

 

Transports (rail, air,route) :

16 février 2009  (courrier au directeur du GEIE SEA 

20 mai 2009 (envoi à la presse en opposition à l'attitude des élus de l'est du Béarn prônant une gare internationale à Orthez). 

5 juin 2009 (envoi à la presse d'un avis sur l'attitude de Michèle Alliot-Marie concernant la LGV au sud de Bayonne).


Citoyens du Béarn : ouvrons les yeux !